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«Encore trop tôt pour déterminer si la sécheresse sera reconnue comme calamité»

Il n’est pas exclu que la sécheresse qui sévit en Wallonie, frappant durement certaines exploitations agricoles du sud du pays, soit prochainement reconnue comme calamité agricole, mais c’est encore prématuré à ce stade, a indiqué le ministre wallon de l’Agriculture, Willy Borsus, vendredi dans le cadre de la Foire agricole de Libramont.

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« On constate à nouveau, que ce soit dans les prairies ou certaines cultures, dans plusieurs régions de Wallonie, que la sécheresse est déjà malheureusement sévère. Il faut attendre quelques jours pour voir si le phénomène se poursuit ou si, comme je l’espère, vraiment de tout cœur, il pleut enfin de façon significative pour quand même préserver une partie de l’arrière-saison », a déclaré M. Borsus, au micro de l’agence Belga.

Mais plusieurs conditions doivent encore être remplies pour que cette sécheresse soit reconnue comme calamité, a rappelé le ministre. « La procédure prévoit de demander un rapport à l’Institut royal météorologique (IRM) pour voir si les conditions que nous avons connues sont bien exceptionnelles. D’autre part, il faut évaluer le volume des dégâts et voir si ce volume est suffisant. Si les deux conditions sont remplies, il y aura alors la possibilité, qui doit encore être décidée par le gouvernement wallon, d’ouvrir la reconnaissance d’une calamité agricole et d’ouvrir l’accès à indemnisation. »

Si la sécheresse ne devait pas être reconnue comme calamité, en revanche, aucune indemnisation ne serait octroyée en lien avec celle-ci. Mais, « des aides supplémentaires de plus de 10 millions d’euros ont été décidées pour les secteurs agricoles touchés par les conséquences de la guerre en Ukraine », a rappelé M. Borsus, assurant être « engagé auprès des agriculteurs quand c’est possible ».

Belga

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