Des canicules plus longues
Des signes déjà visibles
« Nous pouvons prévoir des impacts de plus en plus importants des événements météo extrêmes pendant l’été, mais nos recherches montrent que limiter le réchauffement à +1,5ºC, comme prévu dans l’Accord de Paris sur le climat, les réduirait considérablement », note Carl-Friedrich Schleussner, du centre de recherche Climate Analytics. « Avec le rythme actuel de réductions des émissions de gaz à effet de serre, le monde se dirige vers +3ºC. Notre étude souligne le besoin urgent d’action », ajoute-t-il.
L’accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement à +2ºC par rapport à l’ère prè-industrielle, voire à +1,5ºC. Mais le monde s’est déjà réchauffé de +1ºC, entraînant une augmentation des canicules, sécheresses ou tempêtes. Et les signes d’une persistance plus longue de ces événements sont là, note l’étude.
Par exemple, l’Europe a vécu en 2018 une période chaude et sèche particulièrement longue, d’avril à septembre, interrompue par de brèves périodes de rafraîchissement et de pluie, entraînant notamment une baisse des récoltes de blé en Allemagne de 15 %, selon les chercheurs. Et au printemps 2016, trois périodes rapprochées de plusieurs jours consécutifs de pluies avaient contribué au débordement de la Seine à Paris.











