Une situation prise à bras-le-corps
Si la maladie n’est pas présente sur notre territoire, cela n’empêche pas les autorités et le secteur d’être aux aguets. Ainsi, plusieurs réunions ont déjà été organisées, de même qu’afin de se préparer au mieux à une éventuelle épidémie dans notre pays, l’Afsca collabore avec l’ensemble des acteurs concernés, tels que les organisations publiques et institutionnelles, mais aussi avec les éleveurs par le biais de leurs associations professionnelles, comme le rapporte l’agence.
Celle-ci explique : « L’expérience acquise dans les Balkans au cours de la dernière décennie a montré que la vaccination peut empêcher efficacement la propagation de la maladie. Étant donné que la DNC est une maladie exotique nouvellement introduite en Union européenne, nous ne disposions pas encore d’un manuel opérationnel spécifique la concernant. Ce manuel est en cours d’élaboration. De plus, puisqu’il s’agit d’une maladie qui est disséminée par des insectes, l’accent sera mis sur une vaccination d’urgence, effectuée le plus rapidement possible dans les environs larges de chaque foyer afin de prévenir sa propagation ».
À ce propos, l’Union européenne dispose d’un stock de vaccins utilisé dans les semaines à venir pour vacciner tous les bovins se trouvant dans les zones réglementées actuelles. « L’Afsca examine actuellement avec le SPF Santé publique et l’Afmps (l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé) quels vaccins entrent en ligne de compte et si ces derniers sont couramment en stock chez les producteurs concernés », ajoute-t-elle.
A l’heure d’écrire ces lignes, la situation semble heureusement s’apaiser dans les zones touchées en France, avec un nombre de foyers en diminution. Reste à espérer que la période vectorielle se termine avant de faire de nouveaux dégâts…