Accueil Ovins, caprins

Un mouton infecté par la fièvre catarrhale : la Belgique perd son statut indemne

Alors que notre pays était épargné par la fièvre catarrhale ovine (FCO) depuis le 5 juin, il vient de perdre son statut indemne, ce 10 octobre. Ce changement fait suite à la contamination d’un mouton dans la province d’Anvers par le sérotype 3 du virus de la langue bleue.

Temps de lecture : 3 min

Selon l’Afsca, l’animal infecté présentait des signes cliniques de la maladie, comme de la fièvre, des problèmes pulmonaires, de la raideur et un écoulement nasal. Heureusement, l’animal s’est rétabli et aucun symptôme de fièvre catarrhale ni de mortalité n’a été détecté chez les autres moutons de l’exploitation. Autre bonne nouvelle : à part ce nouveau cas, notre pays semble jusqu’ici épargné par le BTV-3.

Rappelons que cette maladie est transmise par des moucherons (diptères de la famille des culicoïdes). Pour l’homme, elle n’est pas contagieuse et ne présente aucun danger, ni par la consommation de viande et de lait, ni par les insectes porteurs du virus.

Concernant les ovins infectés, les symptômes sont la fièvre ainsi que la perte de poids. Les moutons malades présentent également de l’œdème facial, de la détresse respiratoire et des lésions dans la bouche créant de l’hypersalivation. Une boiterie due à une inflammation au niveau des onglons peut aussi apparaître. Notons que chez les bovins et les caprins, en plus de ces symptômes, une diminution de la production de lait peut être observée.

Traitement et prévention

Actuellement, il n’existe aucun vaccin homologué en Europe contre le sérotype 3. L’Afsca, préconise donc d’administrer aux animaux infectés des médicaments de soutien et de confort, comme des analgésiques, des anti-inflammatoires et éventuellement des antibiotiques en cas d’infections bactériennes secondaires.

« En hébergeant vos animaux pendant les périodes crépusculaires, vous pouvez réduire quelque peu les risques de piqûres, car ce sont les périodes où les moucherons sont très actifs. Vous pouvez aussi traiter les animaux et leur environnement avec des insecticides ou des répulsifs. Malheureusement, ces deux dernières mesures n’offrent pas une protection totale », conseille, quant à elle, l’Arsia.

La situation dans les autres pays

Au vu de la situation actuelle aux Pays-Bas, l’arrivée du sérotype de type 3 dans notre pays n’est pas si surprenante. D’ailleurs, chez nos voisins, ce virus a déjà fait de nombreux ravages puisque ce sérotype est responsable de plusieurs centaines de foyers, et ce depuis son apparition détectée le 4 septembre.

Du côté de l’Allemagne, le pays a le statut d’indemne de la FCO sur l’ensemble de son territoire depuis le printemps 2023. Récemment, le Grand-Duché de Luxembourg a également retrouvé ce statut. Quant à la France, elle est infectée par le sérotype 8 et le sérotype 4.

Un seul mot : vigilance !

Attention : il est important de souligner que la fièvre catarrhale ovine est une maladie à déclaration obligatoire. En cas de suspicion, il faut donc contacter rapidement son vétérinaire, ainsi que l’unité locale de contrôle de l’Afsca pour effectuer les prélèvements nécessaires. Les frais d’analyse sont pris en charge par l’agence.

A lire aussi en Ovins, caprins

Vacciner ou l’art de prévenir tôt plutôt que guérir tard

Ovins, caprins Vacciner n’est pas aussi anodin qu’il n’y paraît. Cet acte doit, en effet, être réfléchi en tenant compte de divers paramètres, tels que les pathogènes ciblés, l’âge du cheptel, l’état de santé des animaux… Il doit également s’envisager lorsque le troupeau semble sain mais pourrait être menacé par un pathogène émergent ou réémergent, ou en cas de risques liés à l’achat d’un animal.
Voir plus d'articles