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Forte hausse des surfaces mondiales en bio

Les surfaces cultivées en agriculture biologique dans le monde ont augmenté de plus de 20 millions d’hectares en 2022 (+26,6 %), pour atteindre 96 Mha, selon le rapport annuel du FiBL (Institut de recherche en agriculture biologique) publié à l’occasion du salon Biofach de Nuremberg (Allemagne).

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Une hausse spectaculaire qui s’explique principalement par la conversion en Australie de nombreuses prairies (+17,3 Mha pour une surface totale de 53 Mha).

Derrière, l’Inde occupe désormais la deuxième place (avec 4,7 Mha) devant l’Argentine (4,06 Mha), la Chine (2,9 Mha) et la France (2,88 Mha).

Tassement du marché européen

Dans l’UE, la hausse des surfaces atteint 5,1 % avec au total 16,9 Mha (10,4 % de la surface agricole). La France reste le pays de l’UE avec les plus importantes surfaces bio, suivie de l’Espagne (2,7 Mha), de l’Italie (2,3 Mha) et de l’Allemagne (1,9 Mha). La Grèce et l’Italie ont enregistré les plus fortes hausses, avec respectivement 0,4 Mha et 0,2 Mha supplémentaires.

Du côté du marché, celui-ci s’élève à 135 milliards  € dans le monde. Les États-Unis sont le premier marché mondial avec 56,6 Md€, suivis de l’Allemagne (15,3 Md€) et de la Chine (12,4 Md€) qui est passée devant la France.

Après une forte hausse en 2020, les ventes mondiales d’aliments biologiques se sont stabilisées du fait de l’inflation et de ruptures d’approvisionnement qui ont affecté la demande des consommateurs.

Vers une nouvelle embellie ?

Au Canada (+9,7 %) et aux États-Unis (+4,4 %) le marché a augmenté. Le marché européen a, au contraire, connu une baisse de 2,8 % (-5 % en France, -3,5 % en Allemagne) alors qu’il avait progressé de 4 % en 2021.

Mais la croissance devrait reprendre à mesure que les conditions économiques s’améliorent, prévoient les experts du FiBL.

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pommes de terre Les producteurs du nord-ouest de l’Europe ont planté 13,7 % de pommes de terre en moins au printemps 2026. Il s’agit d’une baisse historique de 82.700 ha, la superficie totale s’établissant désormais à 521.500 ha contre 604.000 ha en 2025. Les rendements moyens, qui seront finalisés dans les jours ou les semaines à venir, seront nettement inférieurs à la moyenne sur cinq ans. La taille et la longueur des tubercules sont bien inférieures à la moyenne. Un certain nombre de producteurs auront des difficultés à livrer les quantités prévues dans leurs contrats.
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