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Lancement de l’observatoire européen des prix et des marges

L’Observatoire européen de la chaîne agroalimentaire sur les coûts de production, les marges et les pratiques commerciales (Afco, en abrégé) a tenu, le 17 juillet dernier, sa première réunion.

Temps de lecture : 2 min

Son objectif est de renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire.

Réponse à la colère des agriculteurs

Annoncé en mars en réponse aux manifestations agricoles du début d’année, cet observatoire qui réunit des représentants des États membres ainsi que 48 parties prenantes (agriculteurs, transformateurs, détaillants, consommateurs…) doit permettre de mieux comprendre le fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement européenne et d’apporter de la transparence sur les prix, les coûts de production et la répartition de la valeur ajoutée.

« Tout en respectant les règles de confidentialité et de concurrence », précise Bruxelles. Lors de cette première réunion, une « cartographie des données disponibles sur les prix, les coûts et la valeur ajoutée a été présentée » par la commission européenne. À moyen terme, celle-ci souhaite que soient développées des méthodologies pour évaluer et suivre la structure des coûts et la répartition des marges tout au long de la chaîne.

D’autres outils attendus en automne

La création de ce nouvel observatoire est une première étape avant que des propositions soient faites, cet automne, pour « modifier l’organisation commune des marchés de la Pac et à renforcer la directive sur les pratiques commerciales déloyales », a rappelé le commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski en ouverture de la réunion.

Concernant le règlement OCM, ses services sont en train de préparer des amendements à la réglementation dans trois domaines : préciser les exigences des contrats écrit ; renforcer le pouvoir de négociation collective des organisations de producteurs ; et définir des normes minimales dans le cadre des programmes volontaires de commerce équitable durable.

Un texte est également attendu sur l’application transfrontalière de la directive sur les pratiques commerciales déloyales. Puis en 2025, une révision plus profonde de cette directive pourrait être envisagée.

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