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Débrider son tracteur: une mauvaise idée

Débrider son tracteur pour qu’il dépasse la vitesse maximale autorisée peut en tenter certains, mais les problèmes qu’ils se risquent alors à encourir devraient les en dissuader.

Temps de lecture : 2 min

Travaillant dans le monde des assurances, je me permets de mettre en garde les agriculteurs sur les dangers de débrider un tracteur, de sorte que sa vitesse maximale dépasse les 44 km/h autorisés (plus exactement, 40 km/h auxquels s’ajoute une latitude de 10 %).

En pareille situation, le tracteur ne peut plus être considéré comme agricole, tout en étant facilement repérable par sa plaque minéralogique spécifique !

Son propriétaire devrait donc logiquement l’équiper d’un « obu » comme les camions, avec la taxation y afférente, voire supporter l’eurovignette, passer au contrôle technique chaque année, ne pas rouler au gasoil rouge de chauffage, supporter une prime d’assurance décuplée sous peine de nullité du contrat ou de non-intervention en cas de sinistre (la compagnie pourrait facilement refuser tout dédommagement puisqu’on ne lui a pas transmis à la base une description exacte du risque à couvrir), rouler en plaque normale avec un permis de conduire adapté, etc. Cette liste n’étant pas exhaustive !

Nous sommes alors dans le même cas de figure que le petit jeune inconscient qui trafique son cyclomoteur, sans se douter de toutes les conséquences fâcheuses et dommageables que cela peut entraîner.

Il suffit en effet que l’agriculteur soit suivi par un véhicule des douanes ou de police, dont le conducteur constate en consultant son tachymètre que le tracteur ne répond pas à la législation en vigueur, et l’administration fiscale n’a plus qu’à s’en donner à cœur joie… Ce qui est bien moins heureux pour l’agriculteur qui se verra infliger des amendes colossales avec de gros soucis en perspective.

Vous admettrez que c’est un jeu qui n’en vaut pas la chandelle, et j’ai le sentiment qu’il est important d’informer et de sensibiliser le monde rural à ce sujet.

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