Jeux de mots, jeux de maux…
Comment peut-on être à la fois fermé et ouvert ? Quand je lis par exemple « fermes ouvertes », je me dis que l’expression présente quelque allure d’oxymore, composé de deux termes contradictoires, sauf que « fermes » désignent ici des exploitations agricoles. Le langage courant emploie des noms usuels auxquels on ne réfléchit pas trop. Ils nous viennent en tête parce qu’ils ont toujours existé, nous semble-t-il, et l’on ne distingue guère les multiples facettes qu’ils suggèrent. Le jargon agricole est truffé de jeux de mots : amusons-nous !

Ainsi, les agriculteurs sont désignés sous diverses appellations : gens de la terre, paysans, fermiers, producteurs (laitiers, viandeux, fromagers…), cultivateurs, éleveurs (bovins, ovins, équins, caprins, cunicoles, raticoles…), maraîchers, horticulteurs, pépiniéristes, bergers, bouviers, etc. Je vous épargne les sobriquets gentiment moqueurs ou carrément méprisants, du style : cultos, cînsîs, culs-terreux, bouseux, vilains, etc.
J’apprécie le terme « fermier » : un nom sympathique, familial, sans prétention, à taille humaine. Un fermier exploite...
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