En pleine terre, sous serre, en bacs ou en pots: le basilic trouve également sa place au potager

La production de pleine terre est possible de mi-mai jusqu'aux jours de température basse d'automne. Alterner les périodes sèches et les arrosages pour favoriser l'épanouissement des arômes.
La production de pleine terre est possible de mi-mai jusqu'aux jours de température basse d'automne. Alterner les périodes sèches et les arrosages pour favoriser l'épanouissement des arômes. - F.

Le basilic a besoin de chaleur pour bien se développer, il s’accommode des situations ensoleillées ou à mi-ombre. Il monte rapidement à graines. Nous pouvons tailler les pousses sous les inflorescences et des pousses secondaires démarrent à l’aisselle des feuilles, celles-ci pourront être taillées à leur tour.

Bonne température exigée

La plante se multiplie généralement par semis, le bouturage restant possible mais moins indiqué vu la montée rapide à graines.

La germination requiert des températures supérieures à 13ºC, et idéalement même supérieures à 18ºC, ce que nous n’avons pas généralement pas dans nos régions avant fin mai. Les premiers semis se feront donc en terrines en serre ou à l’intérieur de la maison à partir de fin-mars ou début avril pour planter en pleine terre 6 semaines plus tard. Les semis en plein air seront échelonnés toutes les 6 semaines de mai à juillet pour disposer des plantes jeunes jusqu’aux gelées. Le gel détruit les plantes.

Les feuilles ou les segments de tiges sont prélevés dans les heures qui précédent pour un maximum de fraîcheur. C’est tout l’avantage de disposer d’un jardin ou d’un bac de culture chez soi.

Les plantes élevées en serre à des températures proches d’une vingtaine de degrés doivent être endurcies avant d’être installées dans le jardin. Nous les sortons en les protégeant d’un filet ou à mi-ombre et à l’abri du vent tout en limitant les arrosages pendant quelques jours.

Si nous voulons sécher ou  congeler des feuilles pour une consommation ultérieure, c’est le bon stade pour la cueillette.
Si nous voulons sécher ou congeler des feuilles pour une consommation ultérieure, c’est le bon stade pour la cueillette.

Plusieurs variétés sont cultivées chez nous, aux feuilles larges ou étroites, de couleur verte ou pourpre, aux arômes variés : Grand vert à larges feuilles vertes, Dark Opal à feuilles larges pourpres, Indonésien au parfum citronné, Fin vert nain compact à petites feuilles et au port trapu qui est bien adapté à la culture en pots, Sacré de Thaïlande à odeur mêlant le girofle et la menthe, Cannelle au parfum à la cannelle.

La culture du basilic en pots est facile et donne de meilleurs résultats avec des conteneurs volumineux. Nous pouvons nous y permettre des arrosages plus abondants et plus espacés dans le temps, ce qui est favorable à la croissance régulière et compacte et à l’arôme de la plante.

Au jardin et en serre, nous espaçons les plantes de 30 cm en tous sens.

On pince pour ramifier

Quand les plantes ont 6 vraies feuilles, nous pinçons les tiges pour favoriser la ramification et retarder la floraison. Nous répétons l’opération sur les tiges secondaires et les suivantes.

Nous pouvons conserver le basilic par séchage des feuilles prélevées au cœur de l’été pour la consommation en hiver.

Nous pouvons cultiver le basilic en pot à l’intérieur de la maison toute l’année. Mais les besoins sont généralement plus importants l’été en pleine saison de production des tomates avec lesquelles le basilic se marie bien en salades.

À consommer tout de suite ou plus tard

Nous récoltons généralement les feuilles ou les rameaux pour un usage immédiat. Mais nous pouvons aussi récolter un rameau et le laisser dans un verre d’eau, il reste frais quelques jours.

La congélation permet de garder une bonne qualité : laver et laisser sécher les rameaux et les congeler étalés avant de les ranger ensuite dans une boîte quelques jours plus tard.

Le séchage se fait à température modérée, avec un séchoir adapté ou au four à la température la plus basse. La conservation est bonne, mais l’arôme n’est plus aussi intense que pour les brins fraîchement cueillis.

Rares agresseurs

Le basilic n’est guère la proie des ravageurs et maladies. Pourtant, les limaces peuvent anéantir un jeune semis ou une jeune plantation. Les pucerons s’installent parfois en colonie sur la plante. En fin de saison, l’oïdium gagne parfois le feuillage. Nous ne prévoyons aucune intervention systématique.

Pour les limaces, poser des cartons ondulés humidifiés de part et d’autre du semis et repérer les limaces chaque matin sous ces cartons. Pour les pucerons, en mai les auxiliaires commencent déjà à faire leur travail, il suffit de patienter quelques jours et tout rentre dans l’ordre. Pour l’oïdium, les semis successifs permettent de disposer de plantes jeunes et pas encore atteintes à sa disposition.

F.

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