Une renaissance après avoir été menacée de disparition
Avant la guerre, l’Aubrac était considérée comme une race mixte. Les vaches pouvaient servir à la traite, tandis que les bœufs principalement étaient utilisés pour effectuer différents travaux. Après la guerre, jugée trop peu productive, la race perd en popularité et se retrouve menacée de disparition. Grâce à la volonté des éleveurs français, elle reprend du galon et figure aujourd’hui dans le top 5, en termes d’effectifs, parmi les races viandeuses de l’Hexagone.
Et pour reconnaître un bovin correspondant aux critères de l’Aubrac, plusieurs caractéristiques doivent être observées. Avec leurs cornes torsadées et leurs yeux maquillés, ils présentent une auréole blanche autour des muqueuses. Les extrémités, comme les sabots, le bout de la queue, des cornes, le museau ou encore le bord des oreilles, sont de couleur noire. Pas de grande taille et assez trapus, leur ligne de dos, la rectitude du dessus, doit être bien tendue, gage de longévité. La ligne de dessous doit, elle, être la plus proche possible du sol, ce qui permet de laisser du volume pour l’appareil digestif.
« L’Aubrac, ce sont des largeurs et des longueurs plutôt que des arrondis », souligne également Gilles Herbecq. Et lorsqu’on lui demande si elles ont un défaut, il joue franc jeu. « Peut-être la dominance dans le troupeau. Entre elles, les vaches peuvent être des garces ». Heureusement, ce tempérament ne transparaît pas avec Gilles ni avec les personnes qui les approchent. « Leur docilité fait partie de leurs points positifs ».
