Femmes en agriculture: l’égalité toujours au milieu du gué
Dans les campagnes wallonnes, les femmes sont partout. Elles assurent une part considérable du travail quotidien, participent à la gestion des exploitations, développent des activités de diversification, prennent en charge l’administratif, la vente directe, les soins aux animaux ou encore la transformation des produits. Pourtant, lorsqu’il s’agit d’accéder officiellement à la direction des fermes, leur présence reste largement minoritaire. C’est ce décalage persistant qu’a mis en lumière, le 9 avril dernier, la députée socialiste Mélissa Hanus lors d’une question adressée à la ministre Dalcq.

S’appuyant sur des
Une visibilité encore insuffisante
Face à ces critiques, la ministre wallonne de l’Agriculture a reconnu « un constat juste ». Elle a souligné le rôle « essentiel » joué par les femmes dans les exploitations agricoles tout en admettant leur sous-représentation à la tête des fermes. Pour le gouvernement wallon, la première réponse passe aujourd’hui par la visibilité. Anne-Catherine Dalcq a ainsi mis en avant une série d’actions de communication destinées à valoriser les parcours féminins dans l’agriculture, notamment via l’Apaq-w et le Spw Arne. « L’objectif est simple : rendre ces trajectoires visibles pour susciter des vocations », a-t-elle expliqué, rappelant au passage que 2026 a été désignée comme « l’année des agricultrices ».
Au-delà de la communication, la ministre a insisté sur la nécessité d’agir dès le plus jeune âge afin de favoriser davantage de mixité dans les métiers agricoles. Le gouvernement souhaite notamment renforcer les actions de sensibilisation dans les écoles et multiplier les représentations féminines dans les supports éducatifs et promotionnels liés au monde agricole. Une manière, selon elle, de faire évoluer les imaginaires collectifs associés à la profession.
Sur le terrain des aides à l’installation et du financement, la ministre a rappelé que les dispositifs existants sont théoriquement accessibles « à toutes et tous sans distinction ». Elle a toutefois reconnu que l’enjeu ne résidait pas uniquement dans l’ouverture formelle des dispositifs, mais aussi dans l’effectivité de leur accès, notamment via l’accompagnement et le conseil.
Quinze années de stagnation








