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La qualité du lait wallon s’améliore, après une année marquée par la FCO

Le Comité du Lait a récemment publié le rapport de ses activités menées en 2025. Sans surprise, les analyses relatives à la qualité du lait wallon constituent un pan majeur des tâches effectuées durant l’année écoulée. Analyses desquelles découlent de nombreux enseignements. Ainsi, si la production moyenne par exploitation a, une nouvelle fois, progressé, les critères de qualités évalués s’inscrivent dans une tendance positive. Une situation qui s’explique notamment par la vaccination des cheptels contre la fièvre catarrhale ovine, maladie qui a impacté la qualité du lait en 2024.

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Si la production moyenne de lait par éleveur s’affiche en hausse, cela se traduit également par l’érosion du nombre d’exploitations. En effet, on recensait 2.220 fermes laitières en décembre 2025, contre 2.282 en 2024, soit une baisse de 2,7 % (62 exploitations). Le phénomène n’est malheureusement pas nouveau et est constaté, chaque année, par le Comité du lait (CdL)…

En parallèle, les résultats des analyses menées par le CdL sur les critères officiels de la qualité du lait cru se maintiennent à un très haut niveau, malgré cette hausse de la production moyenne.

Une production moyenne dépassant 570.000 l par éleveur

Comparativement à 2024, la collecte laitière wallonne progresse et atteint 1,291 milliard de litres de lait (+1,25 %) fournis aux acheteurs. Elle reste toutefois inférieure de 1,17 % par rapport à 2023. En détail, la production a été plus dynamique au second semestre, avec un rattrapage lié notamment au décalage des vêlages provoqué par l’épidémie de fièvre catarrhale ovine (FCO), survenue à l’été 2024.

La production moyenne par exploitation s’en trouve renforcée. Elle s’élève à 571.493 l, en croissance de plus de 5,6 % (soit 30.000 l) par rapport à 2024.

Au niveau national, 4,370 milliards de litres ont été produits, soit un léger accroissement de 0,46 %, selon la Confédération belge de l’industrie laitière.

Du côté de la certification QFL, le nombre d’audits réalisés l’année dernière s’élève à 990, en sensible retrait par rapport à 2024 (1.003). Sur ce total, 866 ont été menés en Wallonie et 855 se sont soldés par un résultat favorable, soit un taux de 98,70 %. Durant ces audits, une attention particulière est apportée à l’enregistrement des antibiotiques dans Bigame puisque ce critère est obligatoire pour la QFL depuis 2022 et pour toutes les exploitations bovines depuis le 10 août 2023.

L’accent est également mis sur le « score hygiène » (point « H »). En la matière, un score total inférieur à 5/10 entraîne une perte de certificat (0,2 % des exploitations), un score compris entre 5 et 6,5/10 donne lieu à un certificat de 18 mois (1,9 %) tandis qu’un score supérieur à 6,5/10 entraîne l’octroi d’un certificat de 3 ans, la très large majorité des exploitations se situant dans cette dernière catégorie (97,9 %).

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Nette amélioration du côté des cellules somatiques

Pour ce qui est des germes totaux, 94,91 % des 64.086 analyses officiellement attribuées aux producteurs ont révélé des résultats inférieurs à 100.000 germes/ml. Il s’agit là d’une légère amélioration par rapport 2024 (94,89 %). La moyenne géométrique de tous les résultats effectifs confirme cette tendance. Elle était de 14.400 germes/ml en 2025 contre 15.400 germes/ml l’année précédente.

Le taux de producteurs non pénalisés reste élevé, à 97,59 % en 2025, contre 97,54 % un an auparavant. Notons que la moyenne est meilleure (98,67 %) à l’échelle nationale.

Du côté des cellules somatiques, on observe une nette amélioration, après une année 2024 marquée par la FCO, surtout au second semestre. Les 156.093 analyses réalisées montrent que le pourcentage de résultats à moins de 400.000 cellules/ml s’établit à 93 %, ce qui est supérieur à 2023 (90,6 %). La moyenne géométrique de tous les résultats effectifs corrobore cette tendance : 202.300 cellules/ml en 2025 pour 219.000 cellules/ml en 2024.

In fine, le pourcentage de producteurs non pénalisés pour le critère cellules s’inscrit également en amélioration, traduisant un retour progressif à la normale après les perturbations sanitaires observées en 2024. Il était, en moyenne, de 96,52 % en 2025, après avoir reculé à 94,79 % un an auparavant. Ici aussi, les producteurs wallons font un peu moins bien qu’au nord du pays puisque la moyenne nationale est de 97,73 %.

Des résidus de médicaments vétérinaires toujours rares

La détermination du point de congélation (cryoscopie) témoigne d’une sensible amélioration. L’an dernier, on a dénombré 0,64 % de producteurs pénalisés, alors qu’ils étaient 0,70 % en 2024 (0,38 % en 2023). En Belgique, le pourcentage de producteurs pénalisés s’élève à 0,39 %.

L’évolution est similaire pour les résidus de médicaments vétérinaires. Sur les 317.548 analyses menées l’an dernier, 69 (ou 0,02 %) se sont révélées défavorables, soit un nombre inférieur à 2024 (134). À l’échelle belge, le nombre de résultats défavorables est de 0,02 %.

Les pénalisations ont été moins nombreuses en 2025 qu’en 2024,  année marquée par une situation sanitaire complexe pour les éleveurs.
Les pénalisations ont été moins nombreuses en 2025 qu’en 2024, année marquée par une situation sanitaire complexe pour les éleveurs. - J.V.

En moyenne, chaque mois, l’énorme majorité des éleveurs laitiers wallons n’a pas de problème de résidus de médicaments vétérinaires. Le nombre de récidives (plusieurs fois sur le mois) reste également très limité. 97 % des producteurs (95,2 % en 2024) n’ont pas eu de problème de résidus de médicaments vétérinaires sur l’ensemble de l’année écoulée. Les pourcentages de producteurs pénalisés plusieurs fois sur un an sont, eux, en baisse.

Enfin, l’an dernier, un seul producteur a été pénalisé pour un mauvais résultat filtration. Ils étaient dix en 2024 et 2023.

Moins de points de pénalisation

Hors résidus de médicaments vétérinaires, ces contrôles qualitatifs se sont soldés par l’attribution de 2.856 points de pénalisation (3.393 en 2024). Environ 60 % des points attribués sont dus aux cellules, 35 % aux germes, 6 % à la cryoscopie et moins de 1 % à la filtration. Au-delà de ce détail, on retiendra surtout que 76,59 % des producteurs n’ont obtenu aucun point de pénalisation en 2025, soit une amélioration considérable en un an (70,10 % en 2024, année marquée par la FCO, comme déjà indiqué à plusieurs reprises).

L’an dernier, 88 exploitations ont été interdites de collecte pour germes ou cellules (98 en 2024, 77 en 2023). Cela représente une moyenne d’environ 7 cas par mois. Aucune exploitation n’a écopé d’une interdiction de collecte liée à la présence de résidus médicamenteux vétérinaires (2 en 2024).

On note encore que les interdictions de livraison ont été un peu plus longues en 2025 qu’en 2024, bien qu’elles soient moins nombreuses. En effet, sur les exploitations concernées, 51,1 % ont eu une interdiction de moins de 3 jours (et n’ont donc pas perdu de livraison), contre 56,3 % un an auparavant. De manière plus globale, plus de 75 % des élevages concernés écopent d’une interdiction de livraison inférieure ou égale à 14 jours (près de 85 % en 2024).

Jérémy Vandegoor

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