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Hubert Marlier, une vie en vert «Deutz», sur les routes de Belgique et d’Europe

Véritable passionné de la marque allemande, Hubert Marlier possède une petite flotte de tracteurs de collection avec lesquels il sillonne tant la Belgique que l’Europe. Au point de gravir des cols, de faire l’ascension d’un glacier et bien d’autres randonnées encore au volant de ses différents modèles.

Temps de lecture : 13 min

« À qui sont ces Deutz ? » Cette question, nous nous la sommes posée lors d’une manifestation d’ensilage à l’ancienne en Thudinie. Aux côtés d’une multitude d’ensileuses d’un autre âge se tenait une véritable flotte de tracteurs et remorques évoluant tel un ballet du champ au silo et vice-versa. Parmi ceux-ci, deux Deutz attirent immanquablement notre attention : deux exemplaires parfaitement restaurés de la série 05 du constructeur de Cologne.

Les modèles de cette série sont relativement courants dans leurs versions à deux roues motrices mais ceux-ci, l’un de 60 ch, l’autre de 90 ch, ont la particularité d’avoir un pont avant moteur. Identifier leur propriétaire ne fut pas compliqué puisqu’il s’agissait de l’une des chevilles ouvrières de l’événement : Hubert Marlier, agriculteur de son état.

Avec ses quatre roues motrices, le Deutz D6005A reste un tracteur peu courant.
Avec ses quatre roues motrices, le Deutz D6005A reste un tracteur peu courant.

Une marque fétiche… et quelques exceptions

Nous avons contacté ce collectionneur dynamique de 72 ans qui nous a conviés chez lui pour découvrir ses engins et partager sa passion. D’emblée, le ton est donné : le tutoiement est de rigueur, témoin de la convivialité d’Hubert. Très en verve dès qu’il s’agit de parler de tracteurs, il est intarissable. Assis à la table de sa cuisine, il évoque le chantier qui l’occupe actuellement : le moteur d’un tracteur Eicher 3007 qu’il est en train de restaurer. Il l’a acheté à l’un de ses amis.

Eicher est une marque qu’il affectionne également ; il a d’ailleurs acquis récemment en France un Massey-Ferguson 1102, qui n’est rien d’autre qu’un Eicher 3105 aux couleurs de la marque au triple triangle. Il possède également chez lui un Unimog 421, un Steyr 84, un Steyr 182 et un Holder A20, ce dernier appartenant à l’un de ses oncles. Ce sont là les quelques entorses qu’il a faites vis-à-vis de sa marque fétiche : Deutz. Les tracteurs verts sont en effet, et de loin, les plus nombreux dans sa collection.

Une passion née d’un papa agent Deutz

Mais d’où provient cet attrait pour les productions de ce constructeur germanique ? Comme souvent, la passion s’ancre dans les souvenirs d’enfance. « Mon papa était à la tête de la ferme, que j’ai reprise à mon tour en 1984. Il a possédé un Deutz F1L514/50, un monocylindre d’une quinzaine de chevaux, dont j’ai toujours le contrat d’achat. » Malheureusement, ce tracteur fut vendu en son temps mais Hubert a retrouvé sa trace et garde l’espoir de pouvoir le racheter un jour, si l’occasion se présente.

Le contrat d’achat du Deutz F1L514 acheté le 9 juin 1950 par son papa est toujours en possession d’Hubert.
Le contrat d’achat du Deutz F1L514 acheté le 9 juin 1950 par son papa est toujours en possession d’Hubert.

« Parallèlement à son activité agricole, mon père est également devenu revendeur de tracteurs Deutz, un peu par hasard. En effet, un fermier de la région souhaitait acquérir son premier tracteur. Un agent lui avait proposé une démonstration d’un tracteur Normag. N’y connaissant pas grand-chose, cet agriculteur avait demandé à mon papa de venir ce jour-là avec son Deutz pour comparer les deux tracteurs. Cette initiative a dû être regrettée par l’agent Normag puisque le voisin a préféré le Deutz… Mon papa prit alors contact avec l’importateur Gaspart, de Zellik, pour conclure la vente. Ce schéma se répéta à plusieurs reprises. Au début, il allait lui-même chercher les tracteurs neufs à Zellik pour les livrer dans la région. Les ventes se multipliant, les relations avec l’importateur se formalisèrent et mon papa devint un agent officiel Deutz. »

Durant ces années, Hubert est davantage attiré par les travaux de la ferme que par la mécanique, qu’il regarde d’un œil un peu lointain. « Je ne suis pas mécanicien. Ce que je sais, je l’ai appris sur le tas. La personne qui m’a donné goût à la mécanique est bien connue dans le milieu de la collection puisqu’il s’agit de Piet Verschelde, marchand de tracteurs anciens. À l’époque, mon papa lit une annonce dans Le Sillon Belge au sujet d’un jeune homme flamand désirant faire un stage dans une ferme en Wallonie pour parfaire son français. Voici comment nous sommes alors devenus famille d’accueil de ce jeune, qui n’était autre que Piet. »

Il avait déjà la fibre pour les vieux tracteurs et la mécanique : le travail à la ferme terminé, il empruntait une mobylette et sillonnait les environs à la recherche de tracteurs délaissés. « Il m’a initié à sa passion en démontant ensemble un moteur stationnaire MWM à refroidissement par évaporation. Nous n’avons pas eu le temps de le remonter mais, outre la naissance d’une belle amitié, cette expérience a éveillé en moi le virus de la mécanique. »

Tout commence avec un Deutz F1M414…

Hubert acquiert ensuite son premier tracteur, un Deutz F1M414. « Je devais avoir 16 ou 17 ans, lorsque j’ai vu ce tracteur pour la première fois. Il circulait sur la route pendant que je fauchais dans une prairie. J’avais été très surpris de voir un Deutz à refroidissement par eau. À cette époque, je pensais naïvement que Deutz ne fabriquait que des moteurs à refroidissement par air. De retour à la ferme, mon papa m’a évidemment expliqué que le constructeur avait préalablement produit des engins à refroidissement liquide. Quelques années plus tard, alors que le propriétaire était décédé, sa veuve avait demandé à un voisin de l’emmener à la destruction. Mis au courant de ce projet, j’ai pu le récupérer gratuitement. »

Cette photo a immortalisé Hubert aux commandes du Deutz F1M414  en route vers son premier rassemblement, à Thuillies.
Cette photo a immortalisé Hubert aux commandes du Deutz F1M414 en route vers son premier rassemblement, à Thuillies.

Ce tracteur reste ensuite chez Hubert dans un recoin de la ferme, jusqu’à ce que ses propres enfants décident de le repeindre. « En même temps que ses couleurs, il retrouve belle allure. Je décide alors de me rendre avec lui à une concentration d’ancêtres, à Thuillies. J’y fais la connaissance d’une bande de jeunes qui m’invitent à les rejoindre aux Fêtes de la Moisson à l’abbaye de Bonne-Espérance. Là, nous avons rencontré un passionné qui voyageait d’expositions en expositions, tant en Belgique que dans les pays limitrophes. Il n’a pas hésité à emmener notre groupe de jeunes lors de ces périples, créant ainsi une forme d’émulation entre nous. »

Gravir le col du Stelvio et ses 2.758 m en tracteur

Et ce n’était que le début. Depuis, Hubert a sillonné et sillonne encore les routes d’Europe, toujours animé par sa passion des tracteurs. L’une de ses plus belles découvertes est certainement l’ascension en tracteur du col du Stelvio et ses 2.758 m d’altitude, dans les Alpes italiennes. « J’ai découvert cet événement en feuilletant la revue allemande Schlepper Post  à laquelle j’étais abonné. Mon épouse et moi avions alors décidé de nous rendre sur place en voiture pour regarder ce convoi d’ancêtres arpenter ces routes alpines sinueuses. Des participants nous ont invités à prendre place sur les garde-boues de leurs tracteurs et à gravir le col avec eux. C’est ainsi que ma femme s’est retrouvée sur un Deutz D6005A et moi-même sur un Lanz 1706. Nous avons été subjugués par la beauté des paysages, lacet après lacet. Nous y sommes retournés une seconde fois, toujours en voiture, et avons de nouveau été conviés à prendre place sur un tracteur, un Steyr. »

Pour Hubert, cette deuxième expérience se révèle plaisante mais lui laisse un goût de trop peu : il aimerait s’y inscrire avec son propre tracteur ! Décidé, il restaure un Deutz F1L612 et achète une remorque-plateau. C’est ainsi qu’il se retrouve réellement engagé pour l’ascension du Stelvio pour la première fois en 2014. Il réitérera l’expérience en 2016 au volant d’un Deutz F2L612 de son papa, puis en 2025, édition du 200e  anniversaire de l’ouverture du col.

L’ascension en tracteur du Mont Stelvio offre des images à couper  le souffle, lacet après lacet.
L’ascension en tracteur du Mont Stelvio offre des images à couper le souffle, lacet après lacet.

« Le Stelvio m’a littéralement mis le pied à l’étrier des voyages au long cours en tracteur », commente Hubert. « Ainsi, j’ai rencontré sur le Stelvio, une personne habitant Peer dont le Deutz était tombé en panne lors de l’ascension. Je l’avais alors dépanné pour qu’il puisse poursuivre la montée. L’année suivante, je le croise par hasard dans les allées du salon de l’agriculture à Bruxelles. Il me reconnaît le premier et engage la discussion. Il m’invite à une randonnée de deux jours en tracteur aux Pays-Bas. »

En 2018 et 2024, Hubert a aussi participé au « Hintertuxer Gletscherkönig », l’ascension du glacier Hintertux dans le Tyrol en Autriche. « Là aussi, les paysages sont à couper le souffle. »

Les rencontres se succèdent, les amitiés se nouent et, avec elles, de nouvelles invitations : Innsbruk en Autriche, Panningen aux Pays-Bas, Nordhorn en Allemagne, la Route du Vin en Alsace, TractoMania de La Brevine…, sans oublier des manifestations plus proches comme Biercée, Werbomont, Meux, Chimay, Rocroi, les Ardennes belges…

Hubert s’équipe pour ces randonnées, parfois lointaines, et se déplace parfois en tracteur par la route. « Pour participer à la Route des Vins d’Alsace, j’ai parcouru 230 km pour rejoindre des amis dans le département français de la Meuse avec mon Deutz F3L514 rien que pour l’aller, soit dix heures de trajet. »

Il décide aussi d’acheter un Deutz D3005 vigneron mis en vente dans la région de Carcassonne : en bon état, il présente l’avantage de sa voie étroite, facilitant le chargement sur une remorque tractée par un pick-up et, donc, les déplacements.

Le Deutz D3005 vigneron est plutôt rare dans nos contrées. Il se charge aisément sur une remorque,  facilitant les déplacements vers les différents événements auxquels prend part Hubert.
Le Deutz D3005 vigneron est plutôt rare dans nos contrées. Il se charge aisément sur une remorque, facilitant les déplacements vers les différents événements auxquels prend part Hubert.

Les D6005 et D9005, deux pépites…

Parallèlement, la collection de tracteurs Deutz d’Hubert s’étoffe et compte, outre les modèles déjà cités, trois autres F3L514, un F4L514, trois D15, deux D55, un 6806, un 8006, un 10006 acheté neuf pour la ferme par son papa en 1976, un second 10006 pour pièces et, depuis peu, un plus récent DX 4.31. « J’ai acheté ce dernier dans la région d’Anvers. Il n’est pas si fréquent car celui-ci est une version 40 km/h, avec des freins au niveau des roues avant. Il me permet de bénéficier de plus de confort pour les déplacements. » Et puis, bien sûr, il y a les deux pépites de la collection : le D6005 et le D9005, tous deux à quatre roues motrices.

Leur acquisition fut pleine de rebondissements, comme le raconte Hubert. « Nous étions partis à plusieurs passionnés au célèbre Tractomania de Caussade, dans le Tarn-et-Garonne. Sur place, je découvre une petite annonce épinglée sur des valves concernant la vente d’un D6005A et d’un D9005. Je note le numéro de téléphone et le nom de la localité sur un bout de papier que je glisse au fond de ma poche. Après avoir passé cet excellent week-end à Caussade, nous avions décidé avec mon épouse de visiter Lourdes avant de rentrer à la maison. »

Sur la route de Lourdes, Hubert décide de faire un détour pour se rendre chez le vendeur. « Sans adresse précise, nous nous arrêtons sur la place du village et je lui téléphone. L’accueil est plutôt rude et surprenant puisque la première réaction de cette personne fut : « Et quoi, on ne vend pas de Deutz en Belgique ? Il n’y a que des Belges qui me téléphonent ! ». Je lui explique que je souhaite voir ses tracteurs. Et là, c’est la douche froide puisqu’il me répond : « Pas avant le week-end prochain ! ». J’ai beau lui expliquer que je ne serai plus dans la région que pour un ou deux jours, rien n’y fait. Je raccroche donc le téléphone après lui avoir signalé une dernière fois que je ne serais donc plus intéressé le week-end suivant. Nous reprenons, mon épouse et moi, la route vers Lourdes, un peu déçus. »

Le lendemain, vers midi, alors qu’Hubert et sa femme se trouvaient au sommet du col pyrénéen du Tourmalet, le vendeur téléphone : « C’est d’accord, vous pouvez venir aujourd’hui mais uniquement entre 15 et 16 h ! ».

Vue du Deutz D6005A lors de la phase de remise en peinture.
Vue du Deutz D6005A lors de la phase de remise en peinture.

« J’ai tout juste le temps de faire la route. Je découvre le D9005, tracteur à deux roues motrices, gisant au milieu des orties. Ses freins ne fonctionnent plus. Je ne peux en revanche pas voir le D6005A à quatre roues motrices qui se trouve dans un bois à une trentaine de kilomètres ; le propriétaire n’a pas le temps de m’y emmener. Il me présente quelques photos enregistrées sur son téléphone portable : des pièces du moteur sont manquantes, les pneus sont hors service… Le tableau n’est pas flatteur de prime abord mais, au vu de la rareté du modèle, le jeu en vaut la chandelle. Le marché est conclu et ces deux tracteurs seront rapatriés via un transporteur. »

Une lourde restauration… et quelques mauvaises surprises

Peuvent alors débuter les restaurations des deux engins. La mécanique du D6005A a requis son lot de travail. La pompe d’injection, ouverte visiblement depuis des années, a nécessité son remplacement. De même, de nouveaux injecteurs ont été installés, les anciens étant manquants. « Une fois le moteur tournant, j’ai enfin pu procéder à un essai. Grosse déception et fin prématurée de ce premier essai : un bruit inquiétant se fait entendre au niveau de la boîte de vitesses. »

Après investigations, il apparaît que les dommages à l’intérieur de celle-ci sont conséquents… « J’ai pu retrouver une boîte de vitesses provenant d’un Deutz D6005 à Nivelles ; elle a servi de donneuse d’organes. »

Seconde mauvaise surprise : le moteur ne tourne pas rond. « Je retire les cache-culbuteurs et constate que tout est sec dessous ; rien n’est lubrifié. Je décide de démonter le carter et découvre de façon totalement inattendue un morceau de tissu enroulé autour de la crépine sur laquelle il était maintenu serré avec un fil de fer ! Je venais de trouver l’origine du défaut de lubrification. Malheureusement, ce dernier avait déjà causé des dégâts au niveau des quatre culasses et des soupapes. J’ai apporté le moteur chez un dieseliste pour le remettre en état. Cela en valait la peine car c’est un moteur 812D, soit le premier moteur Deutz à injection directe. »

Le pont avant demandait lui aussi à être revu. « J’ai trouvé un pont AL1550 identique, avec sa boîte de transfert, à la frontière franco-suisse et je suis allé le chercher ». Quelques retouches sur la carrosserie et une nouvelle peinture ont clôturé la rénovation de ce D6005A.

Un D9005 converti avec précaution

« Quant au D9005, il s’agissait de la version à deux roues motrices. J’ai entamé sa restauration progressivement. Au fur et à mesure de celle-ci, et en voyant le D6005A à côté, je me suis mis en tête de le convertir en quatre roues motrices. Je suis parti à la recherche d’un pont avant moteur et d’une boîte de transfert, avec pour leitmotiv de rester conforme au montage 4 x 4 d’origine des D9005A. Il me fallait donc trouver des pièces similaires. »

L’avantage est que ces organes, comme le pont avant APL3050, ont été installés sur plusieurs modèles de tracteurs de marques différentes. Hubert a eu de la chance car il a pu en trouver plusieurs. Au final, il a ainsi pu acquérir trois jeux de ces pièces provenant respectivement d’un Deutz D8006, d’un International 1046 ou encore d’un Fendt. « J’ai par la suite encore eu l’opportunité d’acheter un ensemble pont – boîte de vitesses, avec la boîte de transfert, d’un Deutz D9006A. Avec l’ensemble de ces pièces, un ami mécanicien et moi avons pu reconstituer le tracteur en version 4 x 4. »

Alors en pleine restauration, le pont avant moteur vient d’être installé sur le D9005.  Si le cardan de transmission est encore absent, la boîte de transfert est, elle, déjà bien visible.
Alors en pleine restauration, le pont avant moteur vient d’être installé sur le D9005. Si le cardan de transmission est encore absent, la boîte de transfert est, elle, déjà bien visible.

Il a fallu prendre beaucoup de précautions lors de cette conversion, notamment pour respecter les rapports de transmission d’origine entre pont avant et pont arrière, au risque sinon d’endommager gravement la boîte de vitesses. « Nous avons en conséquence équipé le pont avant avec des pneus 12,5 x 20, une monte fidèle à l’origine sur un D9005A, et avons testé l’une après l’autre les trois boîtes de transfert. Pour ce faire, j’avais tracé un trait à la craie sur l’entrée du pont et à l’arrière de la sortie de la boîte de transfert. J’ai ensuite parcouru à chaque fois une distance de dix mètres pendant que mon fils comptait le nombre de tours de roue. In fine, c’est la boîte de transfert prélevée sur le tracteur International qui se rapprochait le plus du rapport de transmission original. Elle est donc restée sur le tracteur. »

Peut-être croiserez-vous un jour Hubert lors de l’un de ses nombreux périples en tracteur…  Ici, il avait arrêté son D6005A devant la cour d’un château de sa région, le temps d’une photo.
Peut-être croiserez-vous un jour Hubert lors de l’un de ses nombreux périples en tracteur… Ici, il avait arrêté son D6005A devant la cour d’un château de sa région, le temps d’une photo.

Ce travail mécanique de précision porte encore ses fruits, au vu de la multitude de regards qu’attirent ces tracteurs lors des diverses manifestations auxquelles participe Hubert. Nous ne doutons pas qu’il vivra encore de belles aventures sur les routes de Belgique et d’Europe avec ses tracteurs de collection, comme il le fait encore au moment d’écrire ces lignes en rejoignant Verdun par la route au volant de son Deutz F3L514 où il retrouvera six de ses amis pour un nouveau périple à plusieurs tracteurs en Alsace et en Allemagne, avant d’enchaîner une journée de randonnée du côté de Châlons-en-Champagne.

N.H.

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