Accueil Economie

La France débloque 500 à 700 millions pour une relance de son agriculture

La France a annoncé jeudi le déblocage d'une enveloppe comprise entre 500 et 700 millions d'euros pour un plan de relance agricole en 2027, comprenant l'adaptation au changement climatique de la production de la première puissance agricole européenne, mise à terre par les canicules.

Temps de lecture : 2 min

Le montant final dépendra des concertations avec les acteurs mais aussi des discussions parlementaires, alors que le budget de l'État 2027 est actuellement examiné par les députés, a indiqué le Premier ministre Sébastien Lecornu, après une réunion à Matignon.

Son gouvernement a déjà débloqué sur le budget de 2026 plus d'un milliard d'euros en mesures d'urgence, pour aider un secteur touché par la sécheresse, les canicules à répétition, l'augmentation du prix des carburants et des engrais due au blocage du détroit d'Ormuz depuis le printemps.

Les 500 à 700 millions d'euros évoqués pour financer cette relance sont «une somme indicative et on doit terminer à 5 % de déficit à la fin», a précisé le chef du gouvernement.

Les syndicats agricoles espéraient une enveloppe au moins similaire à celle du plan d'urgence.

Le plan de relance doit par exemple inclure la prise en charge par l'État des intérêts, jusqu'à 2 milliards d'euros d'encours de prêts bancaires, ou l'adaptation des bâtiments d'élevage à la hausse des températures, qui nécessite des investissements rapides pour éviter que des millions de volailles se retrouvent étouffées par la chaleur dans les poulaillers comme cet été dans ce pays.

Le stockage de l'eau a aussi été évoqué. Un fonds hydraulique est déjà doté de 60 millions d'euros dans le projet de budget, alors que la loi d'urgence agricole adoptée cet été fixe un objectif de doublement du stockage de l'eau pour l'agriculture d'ici 2030.

Interrogé sur la Politique agricole commune (PAC), dont le renouvellement pour la période 2028-34 est actuellement en discussion à Bruxelles, Sébastien Lecornu a martelé qu'il était «absolument indispensable que la PAC reste commune, avec des financements communs, parce que nous sommes une grande puissance agricole et qu'on a vocation à exporter».

Les États doivent s'accorder sur le budget de l'Union pour 2028-34, mais se divisent entre les frugaux qui comme l'Allemagne prônent des coupes, et d'autres comme la France qui appellent à de nouvelles recettes.

A lire aussi en Economie

L’euro alimentaire en Belgique : quand le Bureau du Plan refait les comptes

Economie Que reste-t-il des résultats de Philippe Boyer et Jean-Pierre Butault lorsque l’on quitte les données européennes pour plonger dans les tableaux beaucoup plus détaillés de l’économie belge ? Bernhard Michel, économiste au Bureau fédéral du Plan, s’est livré à l’exercice. Malgré quelques différences méthodologiques, le constat tient : la part de valeur ajoutée agricole contenue dans la dépense alimentaire demeure faible et, surtout, étonnamment stable dans le temps.
Voir plus d'articles

Trouvez un emploi dans le secteur agricole et horticole

Centre wallon de Recherches agronomiques - CRA-W

Gembloux, Namur

Postuler maintenant

Vignoble des Agaises

Estinnes-au-Mont, Hainaut

Postuler maintenant

Trouvez l'employé qui vous convient vraiment.

Publier une offre d'emploi
Voir toutes les offres d'emploi