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Accord sur les barèmes forfaitaires agricoles pour les revenus 2017: une meilleure année pour les animaux, pas pour les cultures…

Mi-mai, le SPF finances et les organisations professionnelles représentatives du secteur ont trouvé un accord concernant les barèmes forfaitaires pour les revenus agricoles 2017.

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L’année 2017 a été meilleure pour le secteur agricole. Les meilleures conditions climatiques ont permis un rendement par ha nettement plus élevé. En revanche, les prix étaient à la baisse pour les producteurs de pommes de terre et de betteraves. A contrario pour les secteurs laitier et porcin, l’année a été plus favorable avec de meilleurs prix. Ces évolutions sont apparues très clairement lors des négociations, il en résulte une augmentation des bénéfices semi-brut pour les éleveurs laitiers et porcins.

Lait en hausse

Grâce au prix du lait plus élève, la production laitière a connu une bonne reprise en 2017. Cette augmentation de prix et de rendement des vaches reformées et des veaux, ainsi que la production par vache a entraîné une augmentation du bénéfice semi-brut de 30 %.

Le niveau des coefficients nécessaires au calcul du nombre d’ha fourragers affectés à la production laitière a été augmenté d’environ 9 %. Cela signifie que moins d’ha devront être déclarés.

Le système de progressivité du barème laitier pour les exploitations supérieures à 25ha reste identique à l’accord passé il y a 2 ans et varie donc chaque année en fonction du prix moyen. Pour 2017, le prix moyen du lait étant de 0,3605 euro/litre, la progressivité sera de 5 euros.

La viande chute à nouveau

Les éleveurs de bovins ont à nouveau connu une mauvaise année. Le prix des animaux de boucherie était inférieur à celui de 2016. Combinée à l’augmentation des prix des aliments, cette situation a engendré une diminution globale du bénéfice semi-brut relatif aux superficies fourragères consacrée à la viande bovine de 3,5 %.

Les cultivateurs ont eu une année relativement mauvaise. La baisse des prix des pommes de terre et des betteraves sucrières a eu un impact énorme sur la rentabilité du secteur en 2017. Le seul point positif était les rendements plus élevés de ces deux cultures et des céréales qui ont permis de limiter la baisse du bénéfice semi-brut. Selon la présence ou non de pommes de terre ou betteraves, les bénéfices semi-bruts des différentes régions varient donc de -5,5 % à +5,5 %.

Le porc fait mieux

Dans le secteur porcin, une augmentation du prix des porcelets et du porc a été constatée en combinaison avec une légère hausse du prix de l’aliment concentré. Il en est résulté un bénéfice complémentaire par truie de 245 euros (contre 160 euros en 2016) et de 10 euros par porc à l’engrais (contre 5,25 euros en 2016).

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