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Chronique d’une maman agricultrice… désabusée

Hier, j’ai essayé d’expliquer notre métier au reste du monde. Je voulais leur montrer à quel point il était beau...

Temps de lecture : 2 min

Hier, j’ai essayé d’expliquer notre métier au reste du monde. Je voulais leur montrer à quel point il était beau, qu’ils comprennent qu’on faisait beaucoup d’efforts pour répondre aux demandes et besoins des consommateurs, qu’ils sachent que nous aussi on voulait préserver la santé et l’environnement… et surtout qu’ils se rendent compte que l’image qu’ils ont de nous est erronée, falsifiée, polluée par des arrivistes et des incompétents.

J’ai bien choisi mes mots, prêté attention à chaque nuance car, comme dans toute matière, rien n’est tout blanc ou noir… Et pourtant ! Je me suis heurtée à un mur de protestations et arguments directement tirés de la bouche de démagogues. Nous en sommes là, les non-initiés ont plus de crédibilité que les pratiquants. Notre faiblesse : notre manque de bagout et de communication. Ce n’est pas nouveau ! Je voulais faire mieux. Mais au final, je me suis sentie agressée et incomprise. Et, je me suis alors demandé pour la première fois : dois-je vraiment me réjouir que notre fils partage notre passion pour l’agriculture. Avons-nous vraiment envie de l’exposer à ça ? Du moins s’il reste quelque chose de nous le jour où il sera temps de passer le flambeau…

Héliotrope

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