«Au nom de la terre», un film implacable sur les affres de l’endettement
Dans son premier film de fiction, inspiré de son histoire familiale, le réalisateur Édouard Bergeon retrace avec force et humanité la chute d’un agriculteur – Guillaume Canet –, enserré dans le terrible engrenage de l’endettement.
Transformé physiquement, Guillaume Canet met tout son coeur dans ce film qui voit un agriculteur sombrer, sous le poids des dettes et d’un système qui le dépasse et l’enferme.L’actrice belge Veerle Baetens, plusieurs fois distinguée au niveau international, interprète le rôle de Claire, la compagne de l’agriculteur, Pierre Jarjeau, joué par Guillaume Canet.Rempli d’une colère sourde, «Au nom de la terre» décrit le monde agricole comme un système en proie à de nombreux errements et désumanisé. Errements aussi du père (joué par Rufus), qui face au naufrage du fils (joué par Guillaume Canet) lui conseille de «travailler deux fois plus».
Plusieurs films ces dernières années ont abordé le thème des difficultés dans le monde agricole. « Au nom de la terre », le film du réalisateur Édouard Bergeon qui sortira au cinéma le 9 octobre, apparaît comme à part. Inspiré de sa propre histoire familiale, l’œuvre, sa première de fiction, retrace les étapes amenant à une issue dont on saisit vite qu’elle sera tragique. Face à un destin tracé, l’une des forces du récit...
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BovinsLa traite en prairie semble être plus qu’un choix pour certains éleveurs : c’est aussi un mode de vie, une autre manière d’envisager son travail. Sous la pluie comme au soleil, Thibault Gérardy passe 4 heures par jour au pré auprès de ses vaches pour réaliser cette tâche. Le tout, équipé de sa machine, un héritage de sa grand-mère maternelle. À la tête d’un troupeau de 33 vaches en production, l’agriculteur nous a reçus dans son village de Commanster, juste avant de prendre le départ vers les pâtures.