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Sous pression, la filière «bovin viandeux» fait sa promotion

Pour bon nombre de Belges, le « steak, frites, salade » constitue un incontournable. C’est pourquoi une semaine promotionnelle lui est entièrement dédiée. L’occasion pour la Fwa de rappeler combien la filière « bovin viandeux » est sous pression.

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Du 10 au 17 octobre, l’Agence wallonne pour la promotion d’une agriculture de qualité (Apaq-w) et le Vlaams centrum voor agro- en visserijmarketing (Vlam) mettront la viande de bœuf à l’honneur dans les étals des bouchers ainsi que dans les grandes surfaces, où de nombreuses animations et dégustations seront organisées pour la 3e  année consécutive.

« L’objectif : à partir d’un plat classique et familial, cuisiner et revisiter une viande locale de 1.001 façons ! », annonce l’Apaq-w. « Poêlée, grillée, en carbonnades, quel que soit son mode de cuisson, la viande bovine locale est savoureuse, synonyme d’impact réduit sur l’environnement et de soin maximal de l’animal », ajoute-t-elle.

En grand danger

La Fédération wallonne de l’agriculture (Fwa) partage d’ailleurs ce point de vue mais tient à rappeler à quel point le secteur bovin viandeux est en danger. En effet, en moins de 30 ans, la Wallonie a perdu près de deux tiers des éleveurs actifs dans cette filière. Les coûts de production ont, quant à eux, augmenté de 20 % sur les deux dernières années tandis que le prix à la ferme baisse constamment depuis 2013.

« Pourtant, les importations de viande bovine sont en hausse », déplore le syndicat. Celui-ci estime encore que « cette tendance va s’accélérer si une politique volontariste de soutien de notre élevage local n’est pas rapidement mise en œuvre. »

Pour redresser le secteur, les instances de la Fwa plaident pour un renforcement de la politique de promotion. « Celle-ci doit lutter contre la désinformation dont souffre notre élevage en matière d’impact sur la santé, l’environnement et le climat. » A cela devrait s’ajouter un étiquetage clair et complet, renseignant le consommateur quant à l’origine de la viande fraîche ou du plat préparé à base de viande qu’il consomme.

« Tant dans l’Horeca que dans les unités de transformation, notre viande wallonne doit aussi retrouver toute sa place. L’aval de la filière doit privilégier un approvisionnement local pour soutenir le maintien de notre élevage wallon fortement lié à la prairie », insiste encore le syndicat.

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