Accueil Voix de la terre

Vive la RT

Tout le monde s’accorde à reconnaître que la Raffinerie Tirlemontoise est une entreprise très performante. Elle atteint on ne peut mieux ses objectifs : vendre le plus cher possible le sucre et ses sous-produits, amortir encore et encore son outil de travail et ce jusqu’à la corde, acheter au prix le plus bas possible les betteraves aux planteurs. Personne ne peut critiquer ces pratiques qui sont monnaie courante dans le monde industriel qui tourne autour de l’agriculture.

Temps de lecture : 2 min

Ce qui semble un peu plus difficile à comprendre, c’est l’attentisme des agriculteurs qui ne saisissent pas l’opportunité de reprendre leur destin en main. Il y a trois catégories de betteraviers, la première qui a certainement de bonnes raisons de penser que le prix payé actuellement est juste et équitable, je respecte leur raisonnement. La seconde catégorie, ce sont les coopérateurs de la Cobt (un coopérateur sur 3) qui se sont engagés pour environ 3 hectares et qui se disent qu’ils verront comment la sucrerie de Seneffe évoluera. La troisième catégorie, ce sont les moteurs du changement qui ont fait le grand saut et n’ont pas besoin d’être motivés.

La catégorie des coopérateurs qui pensent engager plus d’hectares une fois la sucrerie sur les rails fait une erreur de jugement, avec ce raisonnement, la sucrerie ne sera jamais construite. Si seulement ces coopérateurs engageaient 3 hectares supplémentaires, le premier coup de pelle serait donné au printemps 2020. Engager des actions C pour cette augmentation ne leur coûterait pas 1 €.

À chacun de voir dans quelle catégorie de planteurs il se situe. N’hésitez pas à contacter vos représentants. À l’heure où vous lirez cet article, il vous restera une centaine d’heures pour prendre une décision en bon père de famille.

Vive notre sucrerie.

Bruno

A lire aussi en Voix de la terre

Courrier des lecteurs : quand il est temps d’arrêter de grandir

Voix de la terre Depuis presque un an maintenant, ma production d’œufs rejoint parfaitement la courbe de la demande. C’est même un chouïa trop juste mais quel plaisir de constater l’absence totale de stock. Dans cette spéculation, cela signifie tout simplement que j’ai pu livrer un produit de toute fraîcheur tout du long. Applaus ! Malgré cette immense satisfaction, je savais que le moment critique allait finir par arriver : la réforme. Oui, les poules doivent être régulièrement changées. Pour adoucir la tension de ces périodes et maintenir au mieux un équilibre, j’ai acquis progressivement trois poulaillers. Le calcul est simple : lorsqu’un bâtiment est à l’arrêt, la production diminue que d’un tiers, ce qui me semblait assez raisonnable.
Voir plus d'articles