Le protocole d’indemnisation «botulisme» mieux expliqué

N’importe quelle exploitation laitière, même bien gérée, risque d’être touchée  par le botulisme, avec un très lourd impact potentiel.
N’importe quelle exploitation laitière, même bien gérée, risque d’être touchée par le botulisme, avec un très lourd impact potentiel. - J.V.

Depuis 2019, l’argent collecté par MilkBE dans le cadre de la gestion du programme d’aide pour le botulisme est placé dans un « Fonds botulisme ». Une indemnité qui couvre la valeur du lait détruit est prévue pour les éleveurs. Un second dédommagement est également fixé pour les vaches laitières mortes sur l’exploitation, en cas de mortalité extrême.

En pratique, le prélèvement pour le botulisme est compris dans la contribution totale des producteurs laitiers à MilkBE (à savoir 6,6 cents/1.000 l). La couverture de ce risque de mortalité extrême engendre en moyenne un coût de 18 € par an pour une exploitation laitière belge moyenne de 600.000 l.

Quatre cas de botulisme

Le botulisme est causé par l’ingestion de spores et de toxines de la bactérie Clostridium botulinum, présentes par exemple dans des carcasses d’oiseaux, et qui peuvent contaminer l’eau potable ou les fourrages. N’importe quelle exploitation laitière, même bien gérée, risque d’être touchée par le botulisme, avec un très lourd impact potentiel. Vu la gravité, l’Afsca et l’acheteur doivent être avertis le plus rapidement possible de la présence de la maladie. Le lait produit est, quant à lui, détruit.

En 2019, une demande d’intervention a été introduite pour quatre cas de botulisme. Toutes ces demandes ont été examinées, approuvées et ont eu droit aux indemnités. Dans deux cas, une intervention a été attribuée pour le bétail perdu, en plus de l’indemnité pour la valeur du lait détruit, en raison du pourcentage élevé de vaches laitières mortes. Au total, des indemnités d’un montant de 116.716 € ont été versées.

Plus de précisions

Afin de continuer à assurer le bon fonctionnement du programme botulisme, l’organe d’administration de MilkBE a décidé d’expliciter davantage le protocole d’indemnisation. C’est ainsi que les conditions pour avoir droit à une indemnité ont été précisées, de même que le mode de calcul du seuil de mortalité en cas de contaminations extrêmes. Il est aussi question de l’indemnité prévue pour les producteurs touchés qui font de la transformation/vente à la ferme.

La version révisée du Protocole est entrée en vigueur le 25 novembre dernier. Elle est disponible en ligne via le lien : https ://www.bcz-cbl.be/fr/à-propos-de-la-cbl/milkbe.