Bruxelles va acheter des terres agricoles dans les deux Brabants: Willy Borsus réagit!

Bruxelles va acheter des terres agricoles dans les deux Brabants: Willy Borsus réagit!

« La Région mettra ces terres agricoles à disposition d’agriculteurs dans le but de favoriser les circuits courts. Les discussions sont enclenchées », a assuré le ministre sans entrer davantage dans les détails de ce projet, notamment en termes de budget.

Il n’a en tout cas pas manqué de faire réagir Alexia Bertrand, la cheffe de groupe du MR au parlement bruxellois. « Donc la région bruxelloise va acheter des terres en Brabant wallon et flamand pour nourrir les Bruxellois ? On entre dans une économie planifiée ? Dans la situation actuelle, ce n’est pas le rôle de l’État. La région doit d’abord gérer le peu d’argent qu’elle a pour remplir ses obligations de base (emploi, infrastructures) », a-t-elle ainsi écrit sur Twitter.

Le ministre de l’Économie et de l’Agriculture, Willy Borsus réagit également : « C’est avec stupéfaction que j’ai pris connaissance des déclarations d’Alain Maron ce matin. Les terres agricoles sont déjà extrêmement coûteuses et l’accès à la terre est très compliqué en Wallonie. Qu’une Région vienne annoncer avoir une politique d’achat agricole va augmenter cette pression au détriment des éleveurs, des cultivateurs et des maraîchers. Lorsque l’acquéreur n’est pas agriculteur, le prix moyen à l’hectare est toujours supérieur au prix moyen payé par les agriculteurs. L’absence totale de concertation de la Région de Bruxelles-capitale avec la Région wallonne est un vrai problème, déjà constaté avec le dossier du péage urbain. La Région wallonne a une action très offensive de soutien à l’agriculture, à la diversification agricole, à l’installation des jeunes, au déploiement du maraîchage. La Région bruxelloise débarque comme un cheveu dans la soupe dans cette action de long terme, structurée et concertée. Si je ne m’abuse, la dernière idée d’Alain Maron était de cultiver des céréales sur les boulevards bruxellois…

Autre chose est de discuter positivement de l’alimentation de proximité, du « consommer local, durable et de saison », des ceintures alimentaires autour des grandes villes, de ce que nous pouvons faire pour rapprocher producteurs et consommateurs…

Étant en charge de l’Économie et de l’Agriculture, je suis disponible pour réagir et agir en la matière mais de façon sérieuse, en concertation avec les secteurs concernés, avec les filières alimentaires et sans le faire au détriment des entreprises qui ont développé des initiatives privées pertinentes. »

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