Agroalimentaire: les échanges de l’UE en légère hausse en 2020

En termes d’exportations, la Chine est restée le principal partenaire de l’UE, l’an dernier.
En termes d’exportations, la Chine est restée le principal partenaire de l’UE, l’an dernier. - M. de N.

Dynamisées par les achats chinois de viande porcine (+2,4 Mrds €, +74 %) les exportations de l’UE27 ont légèrement augmenté de 1,4 % en 2020 (à 184 Mrds €) par rapport à 2019, indique la Commission européenne dans son dernier sur les échanges agroalimentaires de l’UE publié le 31 mars.

Les importations, elles, plombées par la chute des achats de produits britanniques dans le contexte du Brexit, sont restés quasiment stables (+0,5 % à 122,2 Mrd €).

Sur le plan des exportations, la Chine est restée le principal partenaire de l’UE en 2020 (+3,2 Mrd €, soit +22 % par rapport à 2019), malgré un ralentissement depuis septembre des expéditions de porc européen dues aux restrictions sanitaires imposées à certains pays de l’UE (l’Allemagne en tête) après la détection de foyers de peste porcine africaine.

Dans un contexte incertain lié au Brexit, les exportations vers le Royaume-Uni, au cours de l’année 2020, ont tout de même légèrement augmenté de 467.000 € (+1 %) par rapport à 2019. Toutefois, des pertes importantes ont continué à être enregistrées pour le beurre (-27 %), les animaux vivants (-26 %), la viande de volaille (-15 %) et le vin (-4 %). Ce sont surtout les importations en provenance de l’autre rive de la Manche qui ont fortement baissé en 2020, une perte de 1,2 Mio € (-7 %) par rapport à 2019. La Commission européenne explique que « cette tendance est liée à l’anticipation du Brexit ».

Elle précise que « si la diminution des importations a touché la majorité des produits agroalimentaires, la perte de valeur la plus importante a été enregistrée pour les spiritueux et les liqueurs (-16 %) ». Et en raison des taxes punitives de 25 % imposées par Washington en octobre 2019, les exportations de l’UE27 à destination des États-Unis ont poursuivi au cours de l’année 2020, leur chute (-392 Mio €, -2 %), en particulier pour les spiritueux (-16 %) et les vins (-12 %).

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