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Du mieux sur les prix des jeunes bovins en Europe

Les prix des JB finis se sont redressés en Pologne, où la production plafonne, et en Espagne qui a profité du Ramadan pour intensifier ses exports vers les pays tiers. La faiblesse de l’offre en Allemagne continue de soutenir les cours bien que la baisse saisonnière soit amorcée. Seuls les prix des mâles italiens restent atones.

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La cotation du JB O polonais a gagné 15 centimes sur les 4 semaines d’avril pour remonter à 3,18 €/kg de carcasse en semaine 17 (+19 % par rapport à 2020). Les quartiers arrière se sont particulièrement appréciés sur les 8 dernières semaines. Ils sont passés de 3,56 €/kg début mars à 3,97 €/kg fin avril.

Le plafonnement de la production polonaise, alors que les terrasses de restaurants ont débuté leur réouverture en Europe, participe à cette belle remontée des cours.

Espagne : le ramadan a dopé les exports et les prix

La cotation espagnole du JB R est remontée à 3,80 €/kg de carcasse fin avril (+8 % par rapport à 2020).

Que ce soit en viande vers l’Algérie ou en vif vers d’autres pays du pourtour méditerranéen ou du Moyen-Orient (Libye, Liban, Arabie Saoudite, Jordanie), la filière espagnole a profité du mois du Ramadan pour exporter plus. Ceci a permis aux prix des JB de se relever nettement par rapport aux années précédentes. Seule difficulté notée par les opérateurs espagnols : les exports de viande vers l’Algérie ont concerné essentiellement des quartiers avant ce qui a induit une guerre des prix sur les déhanchés. La réouverture des salles de restaurants au Portugal le 19 avril et celle des terrasses en Italie le 26 avril ont redonné un peu de ressort au marché.

Allemagne : baisse saisonnière des cours à un niveau élevé

Les prix des JB allemands ont retrouvé leur niveau – élevé – de 2018, grâce à une offre relativement limitée. Le JB R allemand cotait 2,87 €/kg de carcasse fin avril (+12 % par rapport à 2020).

Les abattages de JB restent inférieurs aux niveaux des années précédentes en raison de la baisse structurelle de la production. Sur les 8 dernières semaines connues, les abattages de taurillons étaient en baisse de -5 % par rapport à 2020.

Les achats des ménages étaient en forte hausse au 1er trimestre (+14 % par rapport à 2020 en volume et +20 % en valeur). Mais les opérateurs restent prudents car l’Allemagne n’a toujours pas établi de plan de réouverture des bars et restaurants. La Sarre, land frontalier de la Moselle qui avait fait cavalier seul en rouvrant restaurants, bars et lieux culturels début avril, a dû ordonner une refermeture le 29 avril, conformément à la loi « frein d’urgence », en raison d’une hausse du taux d’incidence.

Italie : marché stable

Les prix des JB finis restent stables en Italie. Ceci a permis aux cours des mâles de retrouver enfin leur niveau des années précédentes après 9 mois à des niveaux très inférieurs. Le mâle charolais de 700-750 kg cotait toujours 2,56 €/kg vif à Modène début mai (+2 % par rapport à 2020) et le mâle limousin de 600-650 kg 2,75 €/kg (+1 % par rapport à 2020).

La cotation de la femelle charolaise a perdu 2 centimes fin avril, mais restait historiquement élevée début mai, à 2,70 €/kg, un niveau très supérieur aux années précédentes (+5 % par rapport à 2020).

Les achats de viande de gros bovins par les ménages au 1er trimestre ont dépassé de 6,4 % le niveau de 2019. Ils restaient toutefois inférieurs de 2,2 % au niveau record du 1er trimestre 2020. Le mois de mars avait été particulièrement élevé en 2020 en raison d’achats d’anticipation par les familles au début du 1er confinement.

Les terrasses des restaurants ont rouvert le 26 avril, sans provoquer d’appel d’air particulier pour les bovins engraissés en Italie.

D’après Tendances lait et viande (Idele)

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