Santé animale: l’Agrofront s’oppose à l’interdiction des antibiotiques critiques

Santé animale: l’Agrofront s’oppose à l’interdiction des antibiotiques critiques

Cette motion vise à réserver ces antibiotiques à l’usage de la médecine humaine et va à l’encontre, regrette l’Agrofront, de l’avis émis par les instances scientifiques européennes.

Il rappelle que cela aura un impact négatif sur la santé et le bien-être des animaux. Il est incompréhensible, à ses yeux, que les eurodéputés refusent que les animaux soient traités, notamment en cas d’infections bactériennes potentiellement mortelles sachant qu’il n’existe aucun traitement alternatif susceptible de remplacer l’utilisation des antibiotiques critiques en cas de maladie bactérienne.

En interdisant le seul choix thérapeutique disponible, ces animaux seront laissés sans soins, ce qui entraînera des souffrances inutiles, indique-t-il, précisant que ce serait contraire à l’article 13 (titre II) du TFUE, qui reconnaît les animaux comme des êtres sensibles et exige que nous tenions pleinement compte de leurs besoins en matière de bien-être.

Il est également inadmissible pour le monde agricole vivant de l’élevage de perdre des animaux suite à une interdiction de soins.

Le secteur animal a multiplié les efforts pour réduire et mieux utiliser les antibiotiques.

L’utilisation d’antibiotiques chez les animaux destinés à l’alimentation est en effet désormais inférieure à celle des humains, comme le reconnaît un récent rapport de l’Efsa, de l’Ema et de l’Ecdc (troisième rapport JIACRA).

Pour réduire efficacement la résistance des bactéries aux antibiotiques, il est important d’avoir une approche « One Health ». Les efforts doivent être faits à la fois en santé animale et en santé humaine.

Pour l’Agrofront, qui s’associe à l’ensemble des réactions venant du monde scientifique afin que cette motion ne soit pas adoptée, il y va de la pérennité de l’élevage et du bien-être des animaux.

Le direct

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