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Colza d’hiver: développement contrasté

Les journées actuelles sont bien celles de l’automne avec une alternance de journées ensoleillées et de journées nuageuses et pluvieuses, avec des températures de saison c’est-à-dire fraîches. Quelques gelées nocturnes ont déjà été relevées, sans dégât à la culture de colza ni sur les insectes.

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Le colza d’hiver continue à se développer, avec des situations très contrastées. Les plantes les plus avancées sont à 6 feuilles avec une croissance dynamique et forment de beaux champs bien couverts. Les plantes les plus petites, à 2-3 feuilles, présentent un retard de développement pour la mi-octobre. Il faudra espérer une remontée des températures pour les aider à se développer.

Les freins causés par les morsures d’altises et de limaces sont bien visibles. Des dégâts de limaces, de lapins et d’oiseaux sont actuellement observés sur les feuilles de colza, ainsi que quelques symptômes de phytotoxicité des herbicides (décoloration du feuillage).

Dans les bassins, on piège encore des grosses altises. Sur 41 champs de colza d’hiver suivis, le nombre d’altises piégés durant la semaine écoulée varie fortement : aucune capture dans 3 champs jusqu’à 90 adultes piégés dans un champ (Blaimont). Dans la majorité des cas (une trentaine de champs), les captures sont inférieures à 10 altises. Dans 1 champ sur 4, les captures sont comprises entre 15 et 35 altises (Falmagne (34), Achet (32), Conneux (26)…). Plusieurs grosses altises se trouvaient à la surface de l’eau, ce qui signifie que les récentes journées ensoleillées ont été favorables aux vols d’insectes.

Les premiers charançons du bourgeon terminal ont été capturés dans les pièges, dans 6 champs sur 41, avec un nombre très faible (de 1 à 5 adultes).

Sur les plantes de colza d’hiver, très peu d’insectes adultes sont visibles lors des observations. Les altises n’ont été vues que dans 2 champs et les pucerons dans un seul champ (3 insectes pour 40 plantes).

La surveillance des ravageurs en colza, facilitée par la pose d’un piège, continue en octobre.

Christine Cartrysse

, Centre Pilote CePiCOP

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