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La Flandre tient enfin son plan azote

Annoncé à maintes reprises, le plan « azote » flamand vient d’être dévoilé. De nombreuses fermes devront mettre la clé sous le paillasson tandis que le cheptel porcin connaîtra un net recul.

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C’est un dossier que le Gouvernement flamand ne parvenait pas à résoudre, au grand dam des agriculteurs et organisations agricoles. Une solution est finalement tombée la semaine dernière et a été annoncée par le ministre-président Jan Jambon le 24 février.

Cheptel porcin : -30 %

En vue de résoudre ses émissions d’azote, la Flandre débloquera un budget de 3,6 milliards jusqu’en 2030, dont 2,3 milliards de nouveaux moyens. La plus grande partie du budget prévu servira à indemniser les agriculteurs contraints de mettre un terme à leurs activités. En effet, une quarantaine de fermes particulièrement émettrices d’azote (classées rouge, selon la législation régionale) devront mettre la clé sous le paillasson d’ici 2025. Environ 120 élevages classés orange foncé (gros émetteurs) auront la possibilité de stopper leurs activités d’ici 2026.

Les autres élevages de porcs ou de volaille qui élèvent leurs animaux sur des sites clos, sans système de réduction d’ammoniac, devront diminuer de 60 % leurs émissions d’ici 2030. L’ambition du gouvernement est de réduire de 30 % le cheptel porcin à l’horizon 2030.

La ministre flamande de l’Agriculture, Hilde Crevits, a dit ressentir un « double sentiment » devant cet accord, qui la satisfait mais l’inquiète aussi pour les agriculteurs, rapporte l’agence Belga.

Artificialisation des terres

Le dossier « Stop au béton » connaît lui aussi un dénouement. Il fixe la fin de l’artificialisation des terres à 2040 et prévoit une indemnisation des propriétaires de terrains dont la nature sera modifiée. Un fonds, doté annuellement de 100 millions, sera constitué à cet effet par l’exécutif.

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