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Grippe aviaire: la pastille «Pour me protéger, je ponds à l’abri» fait son retour

Suite au confinement imposé aux volailles depuis novembre dernier afin d’éviter la propagation de la grippe aviaire, Willy Borsus a décidé de réactiver la pastille « Pour me protéger, je ponds à l’abri » pour les œufs issus de poules normalement élevées en plein air.

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En en cas de crise sanitaire, la législation relative aux normes de commercialisation – qui définit les conditions d’étiquetage des œufs de poules élevées en plein air – prévoit un délai de 16 semaines pendant lesquelles l’étiquetage des œufs peut être maintenu.

Au-delà de ce délai, soit depuis le 7 mars, les œufs des poules confinées doivent porter le code « 2 » (œufs de poules élevées au sol) et les emballages doivent être adaptés. C’est pourquoi, comme en 2021, l’usage de la pastille « Pour me protéger, je ponds à l’abri » doit être à nouveau mis en application.

Les conditions à respecter

Les nouvelles conditions à respecter sont les suivantes.

Premièrement, les œufs produits par des « poules élevées en plein air » qui ont été confinées pendant plus de 16 semaines doivent être estampillés avec le code « 2 ».

Ensuite, ces œufs doivent être emballés dans des boîtes dont aucune mention ne fait référence à l’élevage en plein air : soit toutes les mentions « plein air » se trouvant sur la boîte sont couvertes par des pastilles ou sont effacées, soit les œufs sont emballés dans des boîtes faisant référence à l’élevage au sol.

Les contrôles sur le marquage des œufs et l’étiquetage des boîtes d’œufs seront adaptés en fonction de ces nouvelles dispositions notamment pour éviter des abus qui seraient préjudiciables au secteur.

Le ministre wallon de l’Agriculture, Willy Borsus, espère que ces dispositions permettront aux centres d’emballage de maintenir des prix en adéquation avec ce mode de production. Et d’ajouter : « En cas de crise sanitaire persistante, nous devons prendre des mesures et ajuster l’information concernant le mode de production des œufs. C’est pourquoi, j’encourage vivement le recours à cette pastille auprès des éleveurs et des centres d’emballage. Elle permet une transparence complète pour le consommateur et une poursuite de l’activité pour le secteur ».

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