de terre seront utilisées »
Ferdi Buffen a commencé son discours en rappelant trois choses : les très mauvais prix de la saison passée, à peine terminée (des vieilles sont encore livrées cette semaine) ; l’augmentation des surfaces de 2 à 3 % au printemps 2018 ; et l’été 2018 qui entrera dans les annales… « Une année chaude et sèche qui met aussi en valeur les variétés plus robustes, qui seront d’autant plus utiles qu’avec le changement climatique, on n’a pas fini d’avoir des années exceptionnelles ».
Au prix où les pommes de terre sont (entre 25 et 30 €/qt), toutes les pommes de terre seront utilisées (sous calibres, déchets de coupe…), moins de pommes de terre partiront à l’export, une partie des « conso frais » et/ou des « amidons » se retrouve(ront) dans les chaînes de transformation. La concurrence sera parfois rude, pour avoir accès à ces pommes de terre.
Dans la zone HAFPAL (un arc de cercle allant de la mer du Nord à la Manche en passant par Hambourg, Francfort, Paris et Le Havre) ou encore la zone NEPG (UE-5) incluant la Grande-Bretagne, la récolte 2018 sera de plusieurs millions de tonnes inférieure à celle de 2017. Buffen estime que la récolte allemande sera de 8,25 à 8,75 MT (millions de tonnes) et celle de l’UE-5 de 20 à 22 MT. Soit 2 MT en moins en RFA par rapport à la moyenne pluriannuelle, et 6 à 7 MT en moins dans la zone NEPG. Dans les zones périphériques (Pologne et au-delà, Bavière, Autriche et le Sud-est de l’Europe) l’été a été moins extrême et les récoltes sont meilleures.
Pour ce qui est de l’évolution des prix, Ferdi Buffen a été moins loquace. La saison 2017-2018 a duré 13,5 mois mais la saison 2018-2019 n’en aura peut-être que 11. Ses prévisions (à 2 mois maximum) pour le marché du frais parlent de prix entre 24 et 28 €/q (en précisant que le « caisse palette frigo » devra bien être rémunéré à 35 €). Pour le marché de la transformation, prix jusqu’à mi-octobre – fin octobre entre 25 et 29 €/q. Tout en rappelant que les cotations du marché à terme dépassent les 30 €/q.











