
Dans les deux cas, nous essayons de freiner voire de stopper l’épidémie le plus vite possible et laissant la température de la serre monter une dizaine d’heures à 35°C ou quelques degrés de plus. En principe, le champignon arrêtera son évolution, mais des tâches consécutives d’attaques vieilles de deux ou trois jours peuvent encore éclore sur le feuillage.
Pour limiter les infections démarrant de la serre, aérons pour éviter d’avoir plus d’une dizaine d’heures d’humidité relative élevée, notamment durant la nuit. Cette aération abondante est la solution.
La nécrose apicale est, elle, une maladie physiologique liée à une migration trop faible de calcium jusque dans les fruits depuis le début de leur formation. Les températures basses au sol sont une source importante de cette carence en début de saison. Nous pouvons corriger partiellement en réchauffant l’eau d’irrigation dans un conteneur placé dans la serre lors des premières semaines de culture. L’irrigation en pleine journée permet aussi de maintenir la température du sol à un niveau un peu plus élevé. L’aération de la serre favorise l’évapotranspiration et donc le fonctionnement de la pompe physiologique des plantes pour absorber les minéraux du sol.
La déformation des feuilles est souvent liée à une irrigation insuffisante lorsque les températures dans la serre sont très élevées.
Lorsque la serre maraîchère est mal ventilée, par exemple lorsque le développement exubérant des plantes abritées perturbe les mouvements d’air, des brûlures dues au soleil peuvent être déplorées sur fruits.
Par ailleurs, les autres maladies sont moins fréquentes bien qu’elles soient nombreuses.
