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Un recul imputable aux productions

végétales

Alors que les prix des productions animales progressent,

et demeurent largement au-dessus de leur niveau enregistré

en 2024, les cours des productions végétales s’affichent

en repli. In fine, les produits alimentaires mondiaux

connaissent une légère dépréciation.

Temps de lecture : 3 min

Selon les chiffres publiés le 6 juin par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), les prix des produits alimentaires mondiaux ont reculé de 0,8 % en mai et ce, après avoir progressé en avril. Ils s’affichent néanmoins en nette progression (+6 %) par rapport à leur niveau enregistré un an auparavant.

Le sucre en baisse pour le troisième mois consécutif

Les prix des céréales ont fléchi de 1,8 % par rapport au mois d’avril. Les prix du maïs ont fortement chuté, en raison de récoltes abondantes enregistrées en Argentine et au Brésil. La perspective d’une récolte record aux États-Unis contribue aussi à ce recul. Les prix du blé ont, eux, baissé suite à l’amélioration des conditions de culture dans l’hémisphère nord. Le riz, lui, voit son prix progresser.

La perte est plus prononcée pour les huiles végétales, dont les prix cèdent 3,7 % par rapport à avril. Les cours de toutes les principales huiles s'affichent en baisse. Les prix de l’huile de palme ont nettement diminué sous l’influence de la hausse saisonnière de la production et des disponibilités dans le Sud-Est asiatique. Même tendance pour l’huile de soja, dont les prix sont tirés à la baisse par l’accroissement des disponibilités sud-américaines et par la torpeur du secteur des agrocarburants, peu demandeur de matières premières. Les prix des huiles de colza et tournesol reculent, respectivement en raison de perspectives positives concernant l’offre dans l’Union européenne et d’un affaiblissement de la demande.

Enfin, le sucre voit son prix se replier de 2,6 %. Une tendance que la Fao explique par des perspectives économiques mondiales incertaines, une potentielle baisse de la demande des secteurs des boissons et de la transformation et, enfin, un rebond attendu de la production mondiale pour la prochaine campagne.

Viandes et produits laitiers en très bonne forme

Du côté des productions animales, les prix des produits laitiers ont gagné 0,8 % en mai. En cause ? Une forte demande asiatique, ayant permis de maintenir les prix du beurre à des niveaux historiquement hauts mais aussi d’entraîner une hausse des prix du fromage et de la poudre de lait entier.

La viande voit ses prix croître de 1,3 %, compte tenu de la hausse des cours des viandes ovine, porcine et bovine ; cette dernière ayant atteint un nouveau niveau record. En revanche, les prix de la volaille ont été tirés vers le bas du fait du recul des cours au Brésil, où un cas de grippe aviaire a poussé plusieurs pays importateurs à stopper leurs achats.

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