Dans un avis publié en décembre, l’Agence nationale française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) estime que l’amarante de Palmer présente une probabilité « très élevée » d’introduction en France. Sur les cultures estivales (maïs, soja, sorgho, tomate, oignons, tournesol…), elle causerait des dommages, certes, moindres qu’en Amérique, compte tenu des différences de pratiques culturales (pas de culture ogm tolérante aux herbicides non sélectifs, faible surface en semi-direct). Mais ces dommages resteraient « élevés », estime l’agence. Aux États-Unis, des pertes de rendement atteignant jusqu’à 91 % dans le maïs et 79 % dans le soja ont été documentées, rapporte Bayer.
L’amarante de Palmer aurait aussi un « impact modéré » en vergers ou en cultures pérennes. Aux États-Unis, elle frappe notamment la vigne et la tomate, en Espagne la luzerne.
Arrivées par les semences
L’Anses recommande de la classer comme organisme nuisible, induisant un contrôle des lots de soja et de maïs importés, une détection précoce et la mise en œuvre d’une démarche d’éradication en cas d’observation confirmée. Sa présence est déjà réglementée en Espagne et au Maroc où elle fait l’objet d’une lutte obligatoire. En Espagne, les premiers peuplements étaient localisés dans une zone de reconditionnement de semences importées (maïs, soja) puis rapidement le long des routes, et dans les champs avoisinants.











