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Un soutien de 45 millions d’euros à 57 projets pour doter la Wallonie d’un système alimentaire résilient

Ce vendredi 14 avril, la ministre en charge de l’Alimentation durable, Céline Tellier, s’est rendue à Charleroi pour annoncer le soutien du Gouvernement de Wallonie à 57 projets de relocalisation alimentaire, pour un montant total de 45 millions d’euros. L’objectif ? Déployer les filières agroalimentaires émergentes sur le territoire wallon, de la production à la commercialisation.

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Un appel à projets a été lancé pour proposer des solutions concrètes pour reconstituer pas à pas des filières pertinentes en matière d’alimentation en Wallonie. « Car quoi de plus évident de se nourrir grâce aux producteurs et aux transformateurs locaux ? » interroge Céline Tellier, ministre en charge de l’Alimentation durable. « Aujourd’hui, nous importons chez nous 83 % des fruits et légumes qu’elle consomme et 67 % des céréales. Deux sacs de farines sur trois sont encore importés chez nous pour produire le pain que nous mangeons, alors même que la Wallonie est terre de céréales. Dans l’autre sens, nous exportons 5 pommes de terre sur 6. Relocaliser notre alimentation est donc un formidable projet pour notre région. Il est donc important d’agir pour produire, transformer et commercialiser plus d’aliments produits chez nous dans nos assiettes. »

Pour ce faire, le gouvernement de Wallonie a approuvé la sélection des lauréats des trois appels à projets visant à renforcer la souveraineté alimentaire du territoire. Au total, 57 projets de relocalisation alimentaire seront soutenus, à hauteur totale de 45 millions d’euros.

Ces 3 appels à projets prévoient également l’investissement dans des infrastructures de commercialisation des produits issus de ces filières, mais aussi de développement de nouvelles filières : un pôle fromager, une centrale de distribution de fruits et légumes, une malterie, le développement d’une filière de noisettes locale… et plusieurs outils de transformation et de valorisation des produits bios mais aussi une cuisine centrale et un hub d’innovation comme la Marmite qui s’installera à Charleroi.

Au total 36 petits outils sous régionaux, 10 grands outils névralgiques à l’échelle globale de la région et onze projets de ces filières prioritaires ont été sélectionnés par le gouvernement.

L’objectif est de doter la Wallonie d’un système alimentaire robuste et résilient qui fonctionne en toutes circonstances et qui soit capable de fournir aux citoyennes et aux citoyens des denrées alimentaires en suffisance à des prix abordables.

Doper le développement de nouvelles filières agroalimentaires

« Concrètement, les projets retenus permettront de doper le développement de nouvelles filières agroalimentaires sur le territoire (fruits, légumes, céréales et protéines), en visant toute la chaîne de production et en misant sur la relocalisation, le raccourcissement des chaînes de production et le circuit court : production, stockage, transport, transformation (découpe, mise en conserve…), distribution, valorisation des sous-produits et commercialisation à l’échelon local. Du grain de blé au moulin qui produit la farine jusqu’à la vente boulangerie, l’aspect « local et durable » est au cœur du processus. »

Mme Tellier : « Relocaliser notre alimentation permet de soutenir le savoir-faire des producteurs wallons, de veiller à construire un système alimentaire robuste capable de nous nourrir même en temps de crise et de diminuer l’impact environnemental et social du secteur. Au travers de ce projet, nous bouclons la boucle : nous soutenons les agriculteurs dans la transition agro-écologique et la production biologique, nous valorisons leurs produits via des outils de transformations locaux et nous alimentons les cantines de collectivités avec ces produits. »

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