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Augmentation des fonds disponibles de la réserve agricole

La commission a annoncé que le montant de la réserve agricole pour 2023 allait être porté à 530 millions (au lieu de 450 millions normalement prévus). Ce sont donc 330 millions d’euros (et non plus 250 millions) qui vont être distribués aux 22 États membres qui n’ont pas encore profité de ces fonds.

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Le commissaire Wojciechowski espère que ce nouvel effort permettra de débloquer dès cette semaine l’autre paquet de soutien, de 100 millions €, destiné aux pays limitrophes de l’Ukraine.

Aide pour les fruiticulteurs belges

Le Français Marc Fesneau souligne que la commission devra «  documenter et expliciter  » la manière dont les fonds seront distribués. Les discussions sur les clefs de répartitions sont en cours. La distribution devrait s’appuyer sur la répartition proportionnelle des paiements directs entre les différents pays mais aussi les besoins de secteurs spécifiques particulièrement touchés ces derniers mois.

Comme depuis plusieurs semaines, la France demande des aides principalement pour le secteur viticole mais aussi pour le bio, la Belgique pour ses producteurs de pommes et de poires et les pays baltes pour leur secteur laitier.

Le ministre espagnol Luis Planas attend un retour « dans les meilleurs délais   » pour aider ses agriculteurs à faire face à la sécheresse. «  Ce n’est pas seulement une question budgétaire mais aussi de symbole politique  », a-t-il précisé le 11 juin à quelques journalistes. La réserve agricole pour 2023 a déjà été mobilisée à deux reprises : à hauteur de 56 millions d’euros pour trois pays de l’UE limitrophes de l’Ukraine (Pologne, Roumanie et Bulgarie) et à hauteur de 44 millions d’euros pour soutenir les éleveurs de volaille affectés par la grippe aviaire (Italie et Pologne).

Demandes de clarifications

Mais Marc Fesneau exige aussi des réponses de la commission européenne sur la justification de l’activation de la clause de sauvegarde permettant aux États membres d’Europe de l’Est d’interdire l’importation sur leur territoire de céréales ukrainiennes.

«  Un mois après l’envoi d’une lettre signée par quatorze États membres, nous sommes en droit d’avoir une réponse  », estime-t-il. Sans quoi ces pays ne donneront pas leur feu vert au déblocage de l’enveloppe de 100 millions d’euros prévue pour les pays limitrophes de l’Ukraine.

«  On ne peut pas rester insensible ni inactif » face aux difficultés rencontrées par ces pays, « mais cela ne peut être au prix de la dislocation de la construction européenne, il faut qu’on cesse les mesures unilatérales, le chacun pour soi », prévient Marc Fesneau qui s’est toutefois félicité que la clause de sauvegarde n’ait été prolongée que jusqu’au 15 septembre (au lieu du 15 octobre initialement proposé par le commissaire européen à l’Agriculture).

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