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Mercosur : chacun campe sur ses positions

Les discussions lors du sommet UE/Celac, entre les vingt-sept pays de l’Union européenne et les trente-trois pays d’Amérique latine et des Caraïbes, qui se sont tenues fin juillet à Bruxelles, n’ont pas permis, comme l’espérait initialement la commission européenne de finaliser les discussions avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) sur un protocole additionnel à l’accord commercial signé en 2019.

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La présidente Ursula von der Leyen s’est toutefois dite « confiante » de pouvoir finaliser ces négociations « dans les prochains mois » avec l’espoir de conclure au plus tard « d’ici la fin de l’année ». Mais le président brésilien Lula a réaffirmé à son arrivée à Bruxelles que la défense de l’environnement ne pouvait « pas servir d’excuse au protectionnisme ».

La présidente du Copa, Christiane Lambert, et le président de la Cogeca, Ramon Armengol, ont réitéré leurs inquiétudes par rapport à cet accord, dans une tribune.

« Il semble que, pour des raisons géopolitiques et dans l’intérêt de certaines industries, la Commission soit prête à fermer les yeux sur l’incidence qu’aurait l’approbation de cet accord sur le secteur agricole », écrivent-ils dénonçant un texte « déséquilibré, en particulier pour les secteurs d’ores et déjà fragiles tels que la viande bovine, la volaille, le riz, le jus d’orange, le sucre et l’éthanol ».

« C’était inacceptable à l’époque et ça l’est encore plus aujourd’hui », ajoutent-ils, rappelant que depuis la signature de l’accord politique de 2019, l’UE a lancé le Pacte Vert avec des dizaines d’initiatives réglementaires, ayant des répercussions sur l’agriculture qui se succèdent à un rythme effréné.

« L’écart se creuse entre les objectifs de l’UE en matière de climat et de durabilité liés au secteur agricole et les choses sur lesquelles la Commission est prête à fermer les yeux en termes d’accords commerciaux », préviennent les deux présidents du Copa-Cogeca.

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