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Un foyer de fièvre catarrhale ovine aux Pays-Bas

Les 3 et 4 septembre, l’Autorité néerlandaise de sécurité des aliments et des produits de consommation a reçu plusieurs notifications de suspicion de fièvre catarrhale ovine (FCO) concernant des élevages de moutons situés dans les provinces de Hollande-du-Nord et d’Utrecht. Le 5 septembre, la présence du virus de la FCO (sérotype 3) a pu être démontrée dans quatre élevages différents.

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Depuis, une série de nouvelles suspicions ont déjà été signalées. Par conséquent, les Pays-Bas perdent le statut européen de pays indemne de la FCO qu’ils détenaient depuis 2012.

Quelles conséquences pour les éleveurs ?

La Belgique est indemne de la FCO depuis juin 2023. Les animaux peuvent être envoyés de notre pays vers tous les autres États membres sans conditions supplémentaires liées au virus de la FCO.

A contrario, les animaux provenant d’États membres qui ne sont pas indemnes doivent respecter les règles générales prévues par le Règlement Européen 2020/689. Les Pays-Bas n’y font pas exception.

En pratique, cela signifie généralement une vaccination et une période d’attente de 60 jours. Pour les animaux d’abattage provenant de zones non indemnes de la FCO, trois conditions sont imposées : aucun cas de FCO n’a été signalé dans l’exploitation d’origine depuis 30 jours, les animaux sont transportés directement de l’État membre à l’abattoir et l’exploitant de l’élevage d’origine informe l’abattoir 48 heures à l’avance de l’arrivée des animaux.

Des assouplissements

Les États membres peuvent autoriser l’entrée sur leur territoire d’animaux sensibles au virus de la FCO, qui ne satisfont pas à ces règles générales, dans le cadre d’assouplissements spécifiques définis. La Belgique applique deux assouplissements applicables à toutes les espèces animales sensibles à la FCO.

Premièrement, les animaux ont été traités avec un insecticide contre les attaques du vecteur (Culicoïdes) pendant une période d’au moins 14 jours avant l’expédition et ont été soumis à un test PCR pour tous les sérotypes (1 à 24) de la FCO signalés dans l’État membre ou la zone d’origine au cours des deux années précédentes, avec des résultats favorables, au moins 14 jours après le début du traitement vectoriel.

Deuxièmement, les animaux doivent avoir été vaccinés contre tous les sérotypes (1 à 24) signalés dans l’État membre ou la zone d’origine au cours des deux années précédentes. Un animal est considéré comme vacciné si plus de 30 jours se sont écoulés depuis la première primo-vaccination (si le vaccin utilisé nécessite une seule dose) ou plus de 10 jours se sont écoulés depuis la deuxième primo-vaccination (si le vaccin utilisé nécessite deux doses) et si moins d’un an s’est écoulé depuis la dernière primovaccination ou vaccination de rappel.

Cet assouplissement ne s’applique qu’aux animaux âgés de plus de 70 jours. Les Pays-Bas, comme tout autre État membre, pourront également en profiter.

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