Accueil Voix de la terre

Nouvelle PAC: quand les règles se suivent mais ne se ressemblent pas

Ces dernièrs temps, le monde agricole tente désesperement d’y voir clair dans les nouvelles règles imposées par la PAC...

Temps de lecture : 2 min

Printemps 2023 : règle 1

Devant les nouvelles réglementations PAC de 4 % de terres sauvages, nous engageons 2 ha de céréales sur pied (MB 12) en plus de nos multiples bandes aménagées. Avec quelques bosquets et buissons, nous couvrons largement nos obligations.

Chic ces céréales nourricières, non pour l’humanité mais pour les diverses bêtes et bestioles qui peuplent nos campagnes !

Août 2023 : règle 2

Quelques échos bienveillants nous apprennent que la mesure des céréales nourricières, victime de son succès, ne sera pas reconduite en 2024.

Contact express avec le conseiller MAEC, nous mutons notre engagement : un hectare de parcelle aménagée avec couvert tournant pour le petit gibier, un autre transformé en pré fleuri pour les multiples butineurs.

Investissement pour des jolies fleurs, près de 1.000 €/ha, semées hier.

Chouette de contribuer à la restauration de la nature !

Ce matin de septembre : règle 3

Désagréable surprise !

Nouvelles modifications ! Tous ces beaux aménagements seraient exclus des comptes PAC ! Trop bien indemnisés ? Pas assez verts ? Tous nos engagements historiques MAEC seraient concernés.

Nous voilà tenus de créer quelques jachères, où, par souci d’entretien, nous irons broyer couvées et lapereaux, grenouilles et abeilles…

Question subsidiaire. Quelles seront les règles 4, 5, 6… projetées en octobre, novembre, décembre. Et à l’infini du stress agricole.

AB de Thudinie

A lire aussi en Voix de la terre

Courrier des lecteurs : l’herbe à éléphant

Voix de la terre Il y a quelques semaines, un ami agriculteur m’a sacrément aidée. Le genre de service où il s’est levé à 4 heures du matin et est reparti quatre heures plus tard sur son exploitation, commencer sa journée alors qu’il en avait déjà une demie dans les jambes par ma faute. Je lui ai demandé combien je lui devais, sur ce il m’a répondu que quelques boules de foin feraient bien l’affaire. Je trouvais que ce n’était pas assez, alors je lui en ai proposé le double mais hélas, c’est déjà trop généreux. Lui aussi a déjà assez de foin. Mais alors qu’est-ce qui, sur nos terres, vaut encore son pesant d’or ?
Voir plus d'articles