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Le MIG est venu défendre le secteur laitier

L’organisation indépendante des producteurs laitiers a participé à la manifestation du 26 février pour exprimer des revendications visant à assurer la pérennité du secteur.

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Le Mig a rappelé que les recettes actuelles des producteurs laitiers wallons ne leur permettent pas de rémunérer équitablement leur travail : en 2023, il a manqué environ 7 cents/kg de lait pour ce faire.

Protection de l’agriculture européenne

Si l’organisation se montre favorable aux échanges commerciaux, elle s’oppose fermement aux traités de libre-échange qui mettent en concurrence l’agriculture locale avec des agricultures lointaines et différentes.

Elle demande des mesures concrètes pour protéger l’agriculture européenne face aux impacts néfastes de ces accords, et la mise en place de mécanismes de contribution des grands bénéficiaires de ces accords au bénéfice des acteurs impactés.

Demande de filets de sécurité

Le groupement de producteurs plaide par ailleurs en faveur d’une régulation efficace des marchés agricoles au sein de l’UE afin de garantir des conditions équitables pour tous les agriculteurs, comme cela est pratiqué dans d’autres zones économiques du monde.

Ce sont les filets de sécurité, tel que le programme de responsabilisation face au marché destiné à être appliqué lorsque le marché du lait est menacé de déséquilibre. Alliant des instruments de surveillance du marché et d’intervention réactive, le programme permet l’identification de crises imminentes.

Pour une Pac forte

Le Mig réclame une Pac qui intègre les coûts de production réels des agriculteurs. Il demande notamment une meilleure répartition des aides, car actuellement, 80 % des aides bénéficient à seulement 20 % des plus grandes exploitations, souvent non représentatives du paysage agricole local. L’organisation propose d’augmenter l’importance des aides attribuées sur les premiers hectares des exploitations (par exemple sur les 50 premiers hectares pour les producteurs laitiers).

Le Mig propose ensuite de lier les aides aux unités de main-d’œuvre, permettant aux agriculteurs de recevoir un soutien plus proportionnel à leur effort.

Enfin, il suggère d’instaurer des aides plus flexibles, dont le niveau doit être adapté selon la conjoncture, la part non-couverte des coûts de production et la difficulté rencontrée par le secteur (plus de soutien lors d’années difficiles).

Pour l’organisme, une agriculture durable doit être capable de s’autofinancer sans dépendre excessivement des subventions, en dehors des situations de crise.

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