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Des importations massives de miel ukrainien malgré le «frein d’urgence»

La Bulgarie et la Roumanie ont appelé la commission à prendre de nouvelles mesures protectrices concernant les importations de miel d’Ukraine.

Temps de lecture : 2 min

Ces deux pays avancent qu’en dépit de l’activation de la mesure de « frein d’urgence » au mois d’août, les importations ukrainiennes restent massives. Sofia et Bucarest soulignent qu’en raison « des prix particulièrement bas du miel ukrainien », le droit de 17,3 % appliqué actuellement aux pays tiers est insuffisant pour limiter l’afflux de miel.

Ce n’est pas la première fois que ces deux pays tirent la sonnette d’alarme concernant les importations de produits soumis à une procédure de « frein d’urgence ». En septembre, la Bulgarie avait déjà demandé la mise en place d’une interdiction d’importation d’œufs ukrainiens sur son territoire et en octobre, c’est la Roumanie qui a passé le pas sur les œufs mais aussi la volaille.

L’Ukraine dénonce une campagne de désinformation

De son côté, le commissaire Wojciechowski s’est montré plus mesuré, indiquant notamment que si les importations ukrainiennes de miel vers la Bulgarie ont légèrement augmenté, celles d’autres sources (comme la Chine et la Turquie) ont encore plus diminué. Et d’ajouter qu’en parallèle, les exportations bulgares sont en hausse.

Un sentiment partagé par le ministre ukrainien de l’Agriculture qui dénonce la désinformation et notamment « les mythes négatifs » selon lesquels les produits ukrainiens « inondent les marchés européens » sans laisser de place pour les produits de l’UE. « Ce genre d’absurdités est activement répandu par l’ennemi », a commenté le ministre ukrainien.

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