Pac : la guerre des aides est déclarée











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La commission change sensiblement de ton à l’égard de l’élevage. Avec la présentation de sa première stratégie européenne dédiée au secteur, accompagnée d’un plan protéines et d’une réforme de la législation sur la santé animale, l’exécutif affirme désormais que l’élevage constitue un pilier de la souveraineté alimentaire, de la résilience économique et de la vitalité des territoires ruraux. Une inflexion saluée par les organisations agricoles, même si plusieurs interrogations demeurent
quant à sa traduction concrète.

À quelques mois de l’entrée en application du règlement européen sur la déforestation (EUDR), le parlement a accueilli un débat particulièrement animé sur ses conséquences pour l’élevage européen. Si aucun intervenant n’a contesté l’objectif de lutter contre la déforestation mondiale, la quasi-totalité des participants ont dénoncé une mise en œuvre jugée excessivement complexe, coûteuse et encore entourée de nombreuses incertitudes. Au cœur des préoccupations : le soja destiné à l’alimentation animale, la traçabilité des bovins et le risque de perte de compétitivité face aux producteurs des pays tiers.

Après une année de suspension, la chasse à la perdrix grise pourra reprendre en Wallonie à l’automne, mais uniquement dans les territoires où l’état des populations le permet. La ministre wallonne de la Chasse, Anne-Catherine Dalcq, a signé l’arrêté qui encadre cette réouverture, en conditionnant l’autorisation à des engagements concrets en faveur de la conservation de l’espèce.

Un an après la présentation par la commission de sa proposition de réforme de la Pac pour la période 2028-2034, le parlement entend reprendre l’initiative. Réunis en commission de l’Agriculture (Comagri), les eurodéputés ont entamé l’examen du rapport présenté par l’Allemand Norbert Lins. Si les débats ont confirmé de profondes divergences sur
le plafonnement des aides, leur redistribution ou encore les ambitions environnementales, un point fait largement consensus : la future Pac ne saurait perdre son caractère véritablement commun au profit d’une renationalisation progressive de cette politique.

Entre volonté de simplification, tensions budgétaires et retour des préoccupations sanitaires, les ministres européens de l’Agriculture ont esquissé, le 23 juin dernier, les contours de la future Pac. Un exercice délicat où s’opposent déjà deux approches : l’une privilégiant une plus grande marge de manœuvre pour les États membres, l’autre défendant le maintien d’un cadre véritablement commun à l’échelle européenne.







Malgré un baroud d’honneur des opposants au texte pour essayer de faire adopter des amendements limitant le recours aux brevets, le compromis sur la libéralisation de la culture de plantes issues des nouvelles techniques de sélection génomiques (NGT) dans l’UE a bien été validé par le parlement européen.

Florian Poncelet a été réélu mercredi soir pour un troisième et dernier mandat de deux ans à la présidence de la Fédération des jeunes agriculteurs (FJA), a annoncé le syndicat agricole.

Les chiffres donnent le vertige. En Wallonie, un agriculteur sur deux a aujourd’hui dépassé l’âge de 55 ans et près de quatre exploitants sur cinq qui approchent de la retraite n’ont toujours pas identifié de successeur. Dans le même temps, le nombre de fermes continue de reculer année après année. Pour François Huberty, président de la commission de l’Agriculture du parlement wallon, cette évolution ne constitue pas seulement une difficulté sectorielle. Elle soulève une question beaucoup plus fondamentale : celle de la capacité de notre région à maintenir demain une agriculture familiale de proximité capable de nourrir sa population.

Entre les marges sous plafond trouvées et les reliquats de la réserve agricoles, ce sont 540 M€ qui vont être mis à disposition des États membres pour venir en aide aux agriculteurs touchés par l’envolée des prix des engrais. De plus, les flexibilités dans la Pac proposées par Bruxelles devraient rapidement être validées par les colegislateurs.

La Fugea a vivement critiqué le vote qu’elle estime en contradiction avec les engagements pris par le gouvernement wallon en faveur de l’exception agricole et de la lutte contre la concurrence déloyale.
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