L’élevage face au risque d’une transition climatique à contre-sens











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Vendredi dernier, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), le ministre fédéral de l’Agriculture, David Clarinval, et les représentants de l’Agrofront se sont réunis afin d’échanger sur les implications de l’accord de libre-échange Mercosur pour la sécurité alimentaire en Belgique et dans l’Union européenne.

Après l’aval politique donné par les États membres, l’accord UE-Mercosur entre dans une phase plus technique et plus incertaine. Derrière la perspective d’une signature rapide du traité se dessine désormais un enchevêtrement de procédures, de votes et de possibles recours juridiques, au cœur duquel le Parlement européen s’impose comme l’acteur clef.

Le barrage filtrant installé par des agriculteurs jeudi soir à proximité du site de Brucargo à Machelen restera jusqu'à samedi matin, a fait savoir le syndicat agricole flamand ABS, à l'initiative du mouvement.

Les agriculteurs se sont mobilisés ce jeudi matin à Namur devant le cabinet du ministre wallon de l'Environnement Yves Coppieters (Les Engagés) pour dénoncer son plan visant à limiter les effets des pesticides sur la nature et la santé. Ils réclament des normes environnementales plus pragmatiques.

La Fédération des jeunes agriculteurs (FJA) mènera une nouvelle action jeudi, avec force tracteurs attendus cette fois à Namur. Après s'être mobilisée contre l'accord de libre-échange entre l'UE et les pays du Mercosur, en passe d'être signé, la FJA entend cette fois rappeler aux responsables politiques wallons le malaise «profond, structurel et durable» du secteur agricole.







En validant, le 9 janvier, l’accord UE-Mercosur, les États membres ont enclenché une accélération politique assumée. La Commission y voit l’affirmation d’un signal stratégique adressé à ses partenaires sud-américains. Mais cette relance, intervenue dans un contexte de mobilisation agricole persistante, a mis en lumière des oppositions structurantes. Contesté tant par les syndicats agricoles que par de nombreux eurodéputés, l’accord cristallise désormais les critiques sur son équilibre économique et sur la méthode retenue pour le faire avancer.

Une quinzaine de tracteurs sont entrés dans Paris mardi peu avant 06 h, a constaté une journaliste de l’AFP. Les véhicules, conduits par la première organisation agricole française, la FNSEA, et des membres des Jeunes Agriculteurs, sont les premiers arrivés des larges convois de plusieurs centaines de tracteurs que devrait voir débarquer la capitale française.

Après le vote des États membres de l’Union européenne ce vendredi en faveur du traité de libre-échange commercial avec les pays sud-américains du Mercosur, le MR propose que le gouvernement fédéral défiscalise les aides aux agriculteurs venant de la Politique agricole commune (Pac), a confirmé lundi la ministre wallonne de l’Agriculture, Anne-Catherine Dalcq.

Président de la commission de l’Agriculture du Parlement wallon, François Huberty a défendu une ligne ferme sur l’accord UE-Mercosur, appelle à une refonte profonde de la Pac et alerte sur la pénurie de vétérinaires ruraux comme sur la détresse psychologique croissante des agriculteurs. Issu du monde agricole, le député luxembourgeois plaide pour une politique fondée sur la confiance, la transmission et la cohérence. Il revient, lors d’un entretien au long cours, sur les lignes de force de son engagement.

Les ambassadeurs des États membres de l’UE ont donné majoritairement leur feu vert vendredi à l’accord de libre-échange commercial entre l’UE et les pays sud-américains du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay). Ils ouvrent ainsi la voie à sa signature officielle, envisagée dès ce lundi au Paraguay.
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