Accueil Politique

Des tracteurs entrent dans Paris pour visibiliser la colère des agriculteurs

Une quinzaine de tracteurs sont entrés dans Paris mardi peu avant 06 h, a constaté une journaliste de l’AFP. Les véhicules, conduits par la première organisation agricole française, la FNSEA, et des membres des Jeunes Agriculteurs, sont les premiers arrivés des larges convois de plusieurs centaines de tracteurs que devrait voir débarquer la capitale française.

Temps de lecture : 2 min

Escortés par des camions de CRS, les véhicules agricoles doivent parcourir de grandes artères de Paris, dont l’avenue des Champs-Élysées, jusqu’à un rassemblement quai d’Orsay. L’itinéraire de cette manifestation a été «validé» par le préfet de Police, les organisateurs s’étant «engagés à se conformer aux consignes de sécurité qui leur seront données», a indiqué la préfecture de police dans un communiqué.

L’action a lieu pour exiger des «actes concrets et immédiats» afin de défendre la souveraineté alimentaire. Cette étape intervient quelques jours à peine après les actions coup de poing de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne.

À quelques jours de la signature de l’accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont multiplié les actions comme au Havre, premier port français de commerce, ou sur l’autoroute A1, qui dessert les ports d’Anvers et de Rotterdam.

En Belgique, une cinquantaine d’agriculteurs ont bloqué lundi soir un rond-point de la zone cargo de l’aéroport de Zaventem avec leurs tracteurs, tandis qu’une soixantaine s’étaient rassemblés devant l’aéroport d’Ostende. Des barrages ont également été organisés sur les autoroutes en provinces de Hainaut, namuroise, liégeoise, de Luxembourg ou encore du Brabant wallon.

Des manifestations agricoles se sont aussi tenues à Milan, en Italie, ou encore en Pologne et en Irlande.

Pour les détracteurs du traité commercial avec les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), cet accord va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.

A lire aussi en Politique

Voir plus d'articles