Plusieurs actions des agriculteurs en Flandre contre l'accord avec le Mercosur
Entre 150 et 200 tracteurs se sont rassemblés jeudi vers 11h à l'échangeur de l'A11 et de l'Aziëstraat, à Zeebruges (province de Flandre occidentale). Les agriculteurs bloquent partiellement cet axe d'accès majeur pour le trafic de marchandises en direction du port. Ils comptent rester sur les lieux jusqu'à jeudi soir.

Le trafic des poids lourds n'est permis qu'au compte-gouttes. À ce stade, l'action ne provoque toutefois pas de gros problèmes de circulation.
De nombreux agriculteurs de la province d'Anvers ont également partiellement occupé jeudi le rond-point de Wommelgem, à la sortie est de la métropole anversoise. Seules deux des trois bandes de circulation sont disponibles, indique le Centre flamand du trafic (Vlaams Verkeerscentrum).
L'autoroute E313 Liège-Anvers n'est pas impactée par cette action et les bretelles d'accès et de sortie restent accessibles. Les agriculteurs ont l'autorisation de rester sur le rond-point jusqu'à 22h.
Près d'une centaine de tracteurs du Syndicat général des agriculteurs (Algemeen Boerensyndicaat - ABS) ont également mis en place jeudi matin vers 11h un blocage filtrant sur le rond-point d'Eurosilo, au nord de Gand.
Les manifestants ont allumé un petit feu au centre du rond-point pour se réchauffer. Ils ont emporté des provisions. Aucune heure de fin n'a été fixée. Les agriculteurs devraient lever leur blocage filtrant vers 22h ou 23h heures.
L'ABS souligne que l'action vise à envoyer un signal aux autorités et au monde du commerce, ainsi qu'à protéger le consommateur. «Notre intention n'est pas de toucher les citoyens, mais de montrer que l'alimentation ne peut pas être une simple marchandise».
Des actions de blocage sont également prévues dès jeudi soir, ainsi que durant la journée de vendredi, à divers endroits stratégiques du réseau autoroutier wallon.
Les agriculteurs manifestent contre le traité de libre-échange en passe d'être conclu entre l'Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay). Les ambassadeurs des 27 pays de l'UE doivent se prononcer demain sur le projet d'accord et la Commission européenne pourrait le signer dès le 12 janvier.
Le secteur estime que cet accord menace les marchés agricoles européens, la sécurité alimentaire et la santé des consommateurs européens.





