Colère agricole en France: une centaine de tracteurs dans Paris
Une centaine de tracteurs ont pu entrer dans Paris jeudi matin même si « la plupart sont bloqués aux portes de la capitale », a indiqué le ministère français de l’Intérieur à l’Agence France presse.

Peu avant 8 h, une vingtaine de tracteurs circulaient dans Paris intra-muros, a-t-on précisé de même source.
Les tracteurs ont notamment été observés au pied de la tour Eiffel ou de l’Arc de Triomphe.
Ces convois d’agriculteurs, à l’appel du syndicat agricole Coordination rurale, ont contourné et forcé « parfois en prenant des risques totalement inconsidérés » les barrages mis en place dans la grande couronne et la petite couronne de Paris, selon l’Intérieur.
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, « suit très attentivement la situation », a ensuite précisé son entourage à l’Afp.
L’objectif est de protester notamment contre l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur, mais aussi contre la gestion par l’État de l’épizootie de dermatose nodulaire bovine (DNC) qui a attisé la colère agricole début décembre dans le sud-ouest de la France.
Depuis l’hiver 2024, les agriculteurs demandent des simplifications administratives et un allègement des normes, notamment européennes, jugées trop contraignantes et propices à créer une concurrence déloyale.
« On viendra coûte que coûte crier nos revendications », avait déclaré mercredi à l’Agence Eloi Nespoulous, président de la Coordination rurale d’Occitanie (sud-ouest), à la tête d’un cortège de 40 tracteurs.
Le président au niveau national de cette organisation coutumière des actions musclées, Bertrand Venteau, avait dit vouloir porter « pacifiquement » ses demandes aux parlementaires français et sur des lieux parisiens « symboliques », quitte à voir la moitié de ses troupes « finir en garde à vue ».
Un arrêté de la préfecture de police mercredi soir avait interdit l’accès des tracteurs à certaines zones sensibles de la capitale notamment l’Élysée (présidence), Matignon (bureau du Premier ministre), le Parlement, les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique, ou encore, en région parisienne, le marché de gros de Rungis.





