Courrier des lecteurs : souveraineté alimentaire, mais encore?
Sait-on toujours de quoi on parle exactement, quand on utilise des termes convenus dans une conversation pour expliquer et convaincre ? Certains sont employés à tour de bras, psalmodiés comme des mantras pour formuler des prières ou dénoncer des dérives. En tête de gondole des revendications agricoles, revient sans cesse l’expression « souveraineté alimentaire ». Kézako ? Pour ne pas mourir idiot, j’ai cherché la signification exacte de ce concept, évoqué toutes les trois phrases dans les harangues et interviews diffusées à la télé, lors des manifestations agricoles. J’ai investigué large…

J’ai demandé à la lune, et le soleil ne le sait pas. J’ai demandé à ChatGPT, et l’IA m’a dit « j’ai pas l’habitude, de m’occuper des cas comme toi ». Je me suis dit « quelle infortune » et Meta s’est moqué de moi. J’ai recherché sur Google, surfé sur des sites Internet dédiés à l’agriculture, dans mes vieux Sillon Belge et d’autres journaux agricoles. Partout j’ai retrouvé cette « souveraineté alimentaire », formule magique aux mots luisants et proprets, assaisonnement pour toutes les sauces, placée aléatoirement çà et là,...
Article réservé aux abonnés
Déjà abonné au journal ?
Se connecterDéjà abonné au journal ?
Activez votre accès




