Pommes belges : la Chine ouvre enfin ses portes
Après plusieurs années de négociations entamées en 2019, la Belgique vient d’obtenir l’ouverture du marché chinois pour ses pommes. Signé entre l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire l’Afsca et les autorités douanières chinoises, le protocole encadrant ces exportations constitue une avancée majeure pour la filière fruitière belge. Le ministre Clarinval évoque un « accord historique » ouvrant de nouvelles perspectives commerciales vers l’un des plus vastes marchés mondiaux.

Les pommes belges pourront prochainement être exportées vers la Chine. L’Afsca a signé, lors d’une mission de travail en Chine, un protocole d’accord avec l’Administration générale des douanes chinoise (Gacc), officialisant l’ouverture de ce marché aux producteurs belges.
Le document, intitulé « Protocol of phytosanitary requirements for export of fresh apples from Belgium to China », définit les exigences phytosanitaires auxquelles devront répondre les pommes belges destinées au marché chinois. Les premières exportations ne sont toutefois pas attendues avant la prochaine saison de culture, le temps pour les opérateurs de satisfaire aux conditions imposées par Pékin.
Cette signature marque l’aboutissement de négociations engagées dès 2019 à la demande du secteur fruitier belge. Depuis plusieurs années, les autorités fédérales et l’Afsca travaillaient à l’ouverture de nouveaux débouchés commerciaux pour une filière confrontée à une concurrence internationale croissante et à la nécessité de diversifier ses marchés hors UE.
« Cet accord historique est une excellente nouvelle pour nos agriculteurs et notre secteur fruitier », a déclaré le ministre fédéral de l’Agriculture tout en encourageant les producteurs à se préparer dès maintenant afin de pouvoir saisir cette opportunité.
Exigences strictes en matière de sécurité alimentaire
Au-delà de l’aspect commercial, la mission menée par l’Afsca en Chine visait également à renforcer la coopération entre les deux pays en matière de sécurité alimentaire, de santé animale et de santé végétale. L’agence fédérale rappelle en effet que son rôle consiste autant à soutenir les exportations belges qu’à garantir le respect des normes sanitaires appliquées aux produits importés en Belgique. L’administratrice déléguée de l’Afsca a souligné toutefois que cette ouverture du marché chinois s’accompagne d’exigences particulièrement strictes. Les vergers souhaitant exporter vers la Chine devront notamment être officiellement enregistrés avant le lancement des premières exportations.
Pour le secteur fruitier belge, l’enjeu sera désormais de transformer cette avancée diplomatique en véritable réussite économique. Dans un contexte de recherche de nouveaux débouchés internationaux, l’ouverture du marché chinois apparaît déjà comme un signal fort pour l’ensemble de la filière.








