L’usage des antibiotiques en baisse en 2025
En 2025, plusieurs indicateurs utilisés pour monitorer l’évolution de l’usage des antibiotiques et de l’antibiorésistance chez les animaux en Belgique ont montré des signaux positifs. Ainsi, leur vente est en diminution, tandis que le nombre d’utilisateurs en zone d’alarme est également en baisse.

La résistance aux antibiotiques est une menace pour la santé publique et animale. Des efforts multiples sont donc réalisés à l’échelle nationale et internationale afin de préserver leur efficacité, rappelle l’Amcra, le centre de connaissances sur l’utilisation des antibiotiques et l’antibiorésistance chez les animaux.
Concernant la consommation de ceux-ci l’année dernière, les indicateurs utilisés en Belgique montrent des résultats globalement positifs.
Leur vente totale a baissé de 64,9 % par rapport à 2011. Avec la « Vision 2030 », un objectif de réduction de 70 % d’ici 2030 a été établi, avec 2011 comme année de référence. La vente d’aliments médicamenteux contenant des antibiotiques a, elle aussi, été réduite de 91,5 % par rapport à 2011. Par ailleurs, à l’initiative de l’industrie des aliments pour animaux, la production de ces aliments sera arrêtée d’ici fin 2026.
Ensuite, la vente des quinolones et des céphalosporines de 3e et 4e générations (antibiotiques d’importance critique avec priorité élevée pour la santé humaine) a connu une diminution cumulative de 74,6 % par rapport à 2011. Là encore, l’objectif formulé dans la « Vision 2030 » est d’atteindre une réduction cumulative de 90 %, toujours avec 2011 comme année de référence. Néanmoins, les données d’utilisation montrent une augmentation récente de l’usage des quinolones dans la filière des poulets de chairs. « Ces résultats doivent être inversés au plus vite avec des solutions durables au sein du secteur ».
Quant à la vente de colistine (antibiotique d’importance critique avec priorité élevée pour la santé humaine), elle est de 0,63 mg/kg de biomasse en l’année passée, et se maintient largement au-dessous d’1 mg/kg de biomasse.
Enfin, le pourcentage d’utilisateurs en zone d’alarme, c’est-à-dire des exploitations caractérisées par une utilisation structurellement élevée d’antibiotiques dans toutes les espèces et catégories animales monitorées depuis 2018 dans Sanitel-med (porcs, poulets de chair et veaux de boucherie), est en diminution. Au niveau des espèces animales (entre autres les bovins) qui ont démarré l’enregistrement des antibiotiques dans Sanitel-med en 2023, des objectifs de réduction spécifiques seront développés.
« Nous sommes sur la bonne voie »
Notons que chez les bovins, sur la base des données collectées, les antibiotiques sont utilisés surtout chez les veaux
« La surveillance de l’antibiorésistance réalisée chez les animaux producteurs de denrées alimentaires, permet d’observer des tendances positives plus ou moins marquées en fonction de la bactérie et de l’espèce animale. Mais globalement, nous sommes sur la bonne voie », souligne l’Amcra.
Rappelons qu’en 2025, les autorités, l’Amcra et les partenaires sectoriels ont travaillé dans un cadre de co-régulation précédemment créé. Les bases ont été posées pour une 3e Convention antibiotiques qui aligne les initiatives des partenaires impliqués à la réalisation d’objectifs communs. Parallèlement, l’autorité avec ses partenaires, a défini ses nouvelles activités dans le plan d’action national « One Health » de lutte contre la résistance aux antimicrobiens 2026-2030, afin de maintenir une approche holistique contre la résistance aux antibiotiques chez l’homme, l’animal et l’environnement.





