En pommes de terre, une baisse de 11% dans le Nepg
Après plus d’un an d’appels du Nepg en faveur d’un ajustement de l’offre, les producteurs ont pris leurs responsabilités. Les chiffres officiels belges (-16,6 %), néerlandais (-15,1 %) et français (-9,7 %), ainsi que les estimations de l’Allemagne, confirment une réduction d’environ 11 % des emblavements de pommes de terre de consommation.

Confrontés à une campagne de commercialisation historiquement difficile, marquée pendant de nombreuses semaines et mois par des prix du marché libre oscillant entre 0 et 2 €/100 q (une situation inédite depuis plusieurs décennies) et par des prix contractuels bas pour la saison prochaine, les producteurs « ont fait preuve de responsabilité en réduisant leurs emblavements », annonce le Nepg. Malgré l’absence d’alternatives véritablement plus attractives parmi les autres cultures (céréales, légumes, colza, lin…) les producteurs ont décidé de réduire leurs plantations de pommes de terre !
Les surfaces 2026 devraient baisser d’environ 67.000 ha (passant de 604.100 ha en 2025 à 536.900 cette année). Cette réduction des emblavements est maintenant une certitude. Mais il est trop tôt pour tirer quelque conclusion qui soit en matière de production potentielle pour 2026. Les conditions climatiques des semaines et mois à venir seront déterminantes, avec des rendements et des qualités très incertains, au vu notamment de la dernière vague de chaleur.
Des prix départ champs, un motif d’inquiétudes pour l’avenir
Des contrats départ champs ont été « proposés » par les transformateurs à environ 12,50 €/q, tandis que certains producteurs n’ont eu d’autre choix que de signer ces contrats à bas prix… À ces niveaux de prix, qui ne reflètent pas la hausse continue des coûts de production (engrais, carburant, électricité, machines…), la viabilité économique de nombreuses exploitations agricoles pourrait être compromise.
Le Nepg estime que cette stratégie tarifaire pourrait avoir des conséquences à long terme pour l’ensemble du secteur, y compris pour les transformateurs eux-mêmes. La viabilité à long terme du secteur repose sur des relations contractuelles équilibrées qui garantissent une rémunération adaptée aux réalités économiques des producteurs.





