Le virus du Nil occidental détecté chez 25 chevaux et une soixantaine d'oiseaux
Vingt-cinq cas de virus du Nil occidental ont déjà été détectés chez des chevaux depuis la première contamination début août. Le virus a également été détecté chez une soixantaine d'oiseaux, communique jeudi l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca). Aucun cas de contamination n'a encore été détecté chez l'homme.

L'Afsca s'attend à ce que les chiffres concernant les animaux continuent d'augmenter, car des échantillons sont encore en cours d'analyse, notamment ceux provenant de centres d'accueil pour oiseaux.
Sur les 25 chevaux touchés, deux ont été euthanasiés car ils étaient trop malades. Chez la plupart d'entre eux (80%), la maladie évolue toutefois sans symptômes. Parmi les 20% présentant des symptômes, 30 à 40% des animaux meurent.
Tous les chevaux ayant contracté le virus se trouvent en Flandre. Entre-temps, le virus a également été détecté chez des oiseaux sur deux sites en Wallonie. Bruxelles Environnement a, de son côté, déjà signalé la découverte de plusieurs oiseaux morts porteurs du virus.
Le virus du Nil occidental circule entre les moustiques et les oiseaux. Les moustiques du genre Culex, très répandus en Belgique, transmettent parfois le virus à d'autres espèces, notamment aux chevaux et aux humains. Ni les chevaux ni les humains infectés ne peuvent toutefois contaminer d'autres individus et ne représentent donc aucun danger pour leur entourage.
Les cas confirmés d'infection chez les chevaux se concentrent principalement dans certaines régions, comme le sud de la province d'Anvers, entre Anvers et Malines. L'Afsca élargit toutefois son champ d'action, car le virus peut se trouver partout. Les oiseaux et les moustiques ne se limitent en effet pas à cette seule zone. L'agence fédérale appelle dès lors les vétérinaires à travers tout le pays à signaler les symptômes et à prélever des échantillons.
Aucun cas d'infection par le virus du Nil occidental n'a encore été détecté chez l'homme. Dans les régions où des chevaux ont été infectés, l'administration flamande compétente (Department Zorg) informe toutefois les acteurs concernés, tels que les communes, les médecins et les hôpitaux. Elle souligne l'importance de la prévention en se protégeant au mieux contre les piqûres de moustiques. Les personnes âgées et celles dont le système immunitaire est affaibli sont particulièrement exposées à un risque accru de développer des symptômes graves.
Environ 80% des personnes infectées par le virus ne présentent aucun symptôme, tandis que certaines développent des symptômes légers. Seul 1% tombe gravement malade et peut développer une méningo-encéphalite. Les chevaux et les humains ne peuvent cependant pas transmettre le virus à d'autres personnes.
Aux Pays-Bas, on recense désormais dix-huit cas confirmés chez l'homme. Trois personnes sont décédées des suites de la fièvre du Nil occidental, la maladie provoquée par ce virus, a annoncé jeudi l'Institut national néerlandais pour la santé publique et l'environnement.





