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Sécheresse: Christophe Hansen renvoie vers les États membres

Le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen a confirmé que l’UE ne disposait pas des moyens financiers pour venir en aide aux agriculteurs frappés par la sécheresse cet été. Il invite notamment les États membres à avoir recours à l’enveloppe débloquée plus tôt pour la crise des engrais.

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Conscients que les fonds européens manquent alors que 540 millions d’euros ont déjà été débloqués avant l’été pour faire face à l’envolée des prix des engrais, les ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis les 7 et 8 septembre à Dublin pour une réunion informelle, comptent surtout sur Bruxelles pour faire preuve de flexibilité dans la mise en œuvre de la politique agricole commune et des obligations environnementales dans les prochains mois.

Le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, a une nouvelle fois indiqué aux ministres que les réponses face à la sécheresse de cet été étaient principalement entre leurs mains. Il a rappelé les possibilités de dérogation à certaines exigences de la Pac mais aussi d’autres réglementations environnementales (directive Nitrates notamment) qui pouvaient être accordées lorsque les agriculteurs sont confrontés à des circonstances exceptionnelles.

Il a également souligné que le plan de soutien exceptionnel de 540 millions d’euros pour aider les agriculteurs à faire face au coût élevé des engrais pourrait bénéficier plus largement au secteur. Les États membres peuvent compléter cette enveloppe jusqu’à 200 %, ce qui pourrait porter le soutien total à environ 1,6 milliard d’euros. La répartition de ces aides est entre les mains des États membres.

Une invitation à se tourner vers l’avenir

Et « comme vous le savez, dès cet automne, nous pourrions utiliser les 450 millions d’euros alloués pour l’année prochaine dans le cadre de la réserve agricole. Mais cela reste insuffisant. 450 millions d’euros pour 27 États membres, c’est une goutte d’eau dans l’océan, et nous devons en prendre conscience », a-t-il prévenu. Il faut donc, selon lui, déjà se tourner vers « l’avenir » c’est-à-dire la future Pac avec un « filet de sécurité renforcé » et des moyens pour financer « les infrastructures en eau », « des assurances » et des mesures de transition vers plus de résilience.

Lors d’un échange informel avec la presse, Christophe Hansen a indiqué que les yeux des ministres étaient aussi tournés vers le prochain cadre financier pluriannuel 2028-2034 et en particulier l’« objectif rural » qui devrait représenter au minimum 10 % des fonds des plans de partenariats nationaux et régionaux. Il estime que cet argent pourra être largement consacré à des investissements dans l’irrigation et la gestion de l’eau.

La question était au programme du comité spécial agriculture du 14 septembre, et reviendra sur la table du Conseil de ministres de l’UE, prévu les 28 et 29 septembre, à Bruxelles.

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