De nouvelles mesures pour réduire l’impact des pesticides sur le territoire wallon

Les pulvérisateurs seront-ils condamnés à rester dans les cours de ferme ?
Les pulvérisateurs seront-ils condamnés à rester dans les cours de ferme ? - J.V.

Ces mesures, qui seront d’application dès la saison 2019, prévoient notamment l’interdiction de débuter une pulvérisation lorsque la vitesse du vent est supérieure à 20 km/h, ou 3 Beaufort comme c’est le cas en France ainsi que l’interdiction de pulvériser à moins de 50 m des bords de toute parcelle qui jouxte un site d’établissement (cours de récréation, écoles, internats, crèches et infrastructures d’accueil de l’enfance) durant les heures de fréquentation de celui-ci.

Le texte impose également d’utiliser, sur tout le territoire wallon, un matériel d’application qui réduit la dérive de minimum 50 %, « les phénomènes de dérive durant la pulvérisation ou les phénomènes de volatilisation à partir du sol ou de la végétation pouvant en effet être une source d’exposition aux pesticides non négligeable pour les personnes résidant dans le voisinage des cultures traitées », selon le ministre.

Le projet évoque enfin la mise en place d’une charte régionale de bonnes pratiques d’utilisation de produits phytopharmaceutiques à laquelle chaque utilisateur professionnel sera libre, ou non, de souscrire.

« Ces mesures pourront être revues à la lumière des résultats de l’étude PROPULPPP actuellement en cours et qui a pour but de mesurer l’exposition des citoyens wallons aux pulvérisations de produits phytopharmaceutiques et d’évaluer les pratiques et équipements permettant de l’éviter », a enfin rappelé Carlo Di Antonio.

(Belga)

Le direct

Le direct