CID LINES: partenaire en matière d’hygiène dans l’élevage et le secteur alimentaire

Il y a 30 ans, Koen et Peter Brutsaert, neveu et oncle, exploitaient chacun une ferme. Pierre était éleveur de porcs, Koen était éleveur de volailles. « Tous les deux ressentaient une nécessité et une demande croissantes de solutions professionnelles en matière d’hygiène dans les élevages intensifs. C’est ainsi qu’a débuté l’histoire », raconte Helena Brutsaert, fille de Pierre et Chief Commercial Officier chez CID LINES. « Sur les conseils de l’Université de Gand, les deux fondateurs ont fait tester les produits qu’ils avaient eux-mêmes élaborés et enregistrés pour lutter contre les principales maladies dans les élevages avicoles et porcins, telles que la peste porcine, la maladie d’Aujeszky, la maladie de Gumboro, la fièvre aphteuse… C’est lorsque la peste porcine s’est déclarée que l’on a constaté l’efficacité de Cid 20, l’un des rares désinfectants agréés, poursuit Helena Brutsaert. Le succès de Cid 20 peut être expliqué par le fait que les produits employés à l’époque étaient, soit non enregistrés, soit des produits purs, tandis que Cid 20 était l’un des seuls produits à avoir réellement prouvé son activité contre les germes de maladie. »

Exportation

Cid 20 remporte très rapidement un franc succès en Belgique et dans les pays voisins, et l’entreprise se voit contrainte à l’expansion. Dès 1990, elle déménage dans le parc industriel de la ville d’Ypres.

Fort du succès de Cid 20, la firme élabore une gamme complète de produits d’entretien et de désinfection. Parmi ceux-ci, Virocid (lancé en 1993), devenu entre-temps le produit de désinfection le plus vendu au monde. Virocid doit ce statut au fait qu’il est l’un des produits de désinfection les plus testés, ayant une efficacité prouvée contre les virus, bactéries et champignons (voir Virocid.com). Virocid est d’autant plus populaire qu’il est sûr pour l’utilisateur, les animaux et le matériel.

L’élargissement de la gamme permet à CID LINES d’étendre ses activités. D’abord aux Pays-Bas, en France et en Pologne, suivis par l’Asie. « Nous estimions qu’avec un produit belge de qualité et bien implanté chez nous, nous avions de grandes chances de concurrencer les producteurs locaux. C’est ainsi que nous avons fait de CID LINES une marque très appréciée partout dans le monde », explique notre hôtesse.

« Une autre raison de notre succès repose sur le fait que nous avons choisi de travailler avec des distributeurs et des importateurs affichant le même esprit d’entreprise que nous, c’est-à-dire dont l’objectif est d’aider et d’accompagner le fermier. Ils ont grandi avec nous, et nous avec eux », poursuit-elle.

Ces distributeurs ont à leur service des commerciaux et des techniciens formés par CID LINES.

Production locale

Helena Brutsaert souligne que la production est toujours assurée en Belgique : « Nous avons changé trois fois de lieu de production au cours de ces 30 dernières années, ce qui a permis d’aller très loin dans l’automatisation des processus. Grâce à cela, notre production est rapide et efficace, et nous en conservons le contrôle des coûts. En outre, nous avons l’avantage d’être en Belgique, au cœur d’un secteur chimique dont le centre est Anvers. Nous sommes très bien placés en matière d’achat des matières premières. Il s’agit de chimie fine, qui exige beaucoup de savoir-faire. Nous envisageons, au niveau mondial, de démarrer une production dans d’autres pays, mais nous heurtons souvent à un prix d’achat trop élevé pour les matières premières, ainsi qu’à un manque de savoir-faire. Et donc à des soucis de garantie pour la qualité désirée. Vu le nombre important de voies maritimes vers et à partir de l’Europe, il nous est facile de transporter nos produits vers nos clients, partout dans le monde. Début juillet 2018, nous avons repris l’entreprise russe Meratech. » Meratech est principalement active dans l’industrie alimentaire et a sa propre production en Russie.

Prévention

Selon notre hôtesse, le plus grand défi actuel de l’élevage est à la fois l’efficience et l’élevage de manière saine: « Le secteur doit évoluer du curatif vers le préventif dans sa manière de travailler. Cela peut se faire, d’une part, via le renforcement de l’immunité des animaux, et, d’autre part, via la réduction de la pression d’infection dans les exploitations. « Il ne suffit pas de vendre des produits d’entretien et de désinfection si les acheteurs ne savent pas comment s’en servir correctement. Nous conseillons nos clients en fonction de leur situation et proposons de produits qui peuvent être appliqués aisément, nous prévoyons des protocoles et des formations, afin que les utilisateurs puissent juger s’ils les utilisent à bon escient. Le conseil est devenu un aspect très important de notre activité, cela se fait via nos techniciens ou ceux du distributeur, généralement en collaboration avec les vétérinaires d’entreprise. »

« En collaboration avec l’université de Gand, nous travaillons au développement d’outils qui aident le secteur en matière de prévention. C’est ainsi que nous travaillons sur projet Bio-check TM. Il s’agit d’une check-list qui donne un bon aperçu du statut de la biosécurité de l’exploitation. Il est ainsi possible de situer l’exploitation par rapport à des entreprises équivalentes, et des conseils sont donnés pour améliorer la situation. CID LINES a collaboré au volet conseil de cet outil et assure aussi le transfert automatique des rapports vers les utilisateurs, avec un conseil spécifique pour l’exploitation. Le système automatique Feedback est destiné exclusivement aux clients de CID LINES.

Innovation

CID LINES a mis au point de nombreux produits au fil des ans. A l’heure actuelle, l’entreprise dispose d’environ 400 formulations, commercialisées pour différentes applications. Cela se résume en plus de 3.000 articles et plus de 2.500 agréations à travers le monde.

« La recherche de nouveaux produits se déroule dans notre propre laboratoire. Avec pour avantage un développement rapide. Au total, 25 personnes sont employées dans le développement et l’agréation de nouveaux produits. Il s’agit de bio-ingénieurs, chimistes, toxicologues, pharmaciens, virologues et bactériologues. En outre, nos experts sont en liaison avec des laboratoires extérieurs, des universités et des centres de recherche à propos de maladies spécifiques. Le plus proche est Inagro, en Flandre Occidentale », explique Helena Brutsaert. « En ce qui concerne l’agréation, ou l’enregistrement des produits, nous vivons dans un pays parmi les plus stricts au monde. Cette situation nous impose d’énormes exigences, mais elle nous donne l’avantage d’avoir un dossier déjà très complet lorsqu’on demande l’agréation dans d’autres pays. La sévérité de l’agréation dans notre pays est finalement un atout pour CID LINES. »

L’exigence de qualité

La qualité des produits ne peut être garantie que si l’entreprise est certifiée dans différents domaines. CID LINES est certifiée ISO mais aussi GMP-Pharma, ce qui permet de fabriquer des produits pharmaceutiques (produits de trempage, par exemple). Elle dispose en outre de la certification GMP-Plus, notamment pour les additifs alimentaires tels que les vitamines et les acides destinés à améliorer l’immunité des animaux.

Le site de production est soumis à la législation Seveso, une législation sévère imposant de très nombreux audits, et favorisant ce faisant la qualité.

Le processus de production est mené de façon écologique et sûre. Toute l’eau de pluie de est récupérée et envoyées dans une station d’épuration jusqu’à l’obtention du niveau de rejet. Tous les emballages vides sont récupérés et reconditionnés, par exemple, comme meubles de jardin, etc…

Chaque livraison de matière première est échantillonnée et analysée. Ce n’est qu’après résultat valable que la matière première passe en production. Des échantillons continuent à être prélevés et analysés aux différents stades de la production, la qualité est monitorée en permanence. Enfin, la traçabilité est poussée très loin, notamment à l’aide de codes-barres et de passeports palettes. Chaque produit peut être tracé jusqu’au début de son processus de production.

We make hygiene work

Pour Helena Brutsaert, l’élevage de l’avenir sera encore plus professionnel et de grande dimension. Il faudra travailler de façon de plus en plus intégrée : « Nous le voyons déjà dans d’autres pays, comme au Royaume-Uni, en Asie et en Amérique. Le conseil continuera à être donné aux éleveurs, mais il doit pouvoir grandir avec cette industrie. Nous investissons beaucoup dans des personnes ayant un bon bagage technique, capables de donner des conseils circonstanciés à notre clientèle. Nos équipes de vente comprennent de nombreux spécialistes et des vétérinaires. »

« Nous sommes en outre convaincus que l’action préventive occupera une place prépondérante, notamment dans le but de réduire l’usage des antibiotiques et de garantir un environnement sain aux animaux. C’est finalement le souhait du consommateur. CID LINES possède le savoir-faire, et nous voulons transmettre cette connaissance à notre clientèle. »

« Cette ambition, nous voulons la concrétiser sous le slogan ‘We make hygiene work’.

Celui-ci reflète bien notre volonté pour des solutions totales. Nous veillons à ce que les mesures d’hygiène donnent de bons résultats, grâce à la qualité de nos produits. Nous libérons ainsi nos clients de leur soucis, de sorte qu’ils puissent se concentrer sur ce qui est important pour eux, c’est-à-dire avoir une exploitation en bonne santé. Nous faisons en sorte qu’hygiène et prévention fonctionnent de concert dans l’exploitation », résume Helena Brutsaert.

Huit mythes sur l’antibiorésistance

En collaboration avec le professeur Jeroen Dewulf, CID LINES diffuse un guide pratique sur la réduction de l’usage des antibiotiques dans les élevages. Ce guide pratique est actuellement disponible en néerlandais (Acht mythes over antibioticaresistentie ontkracht) et en anglais (8 myths on antibiotic resistence disproved). Il a été rédigé par Jeroen Dewulf, professeur en épidémiologie vétérinaire à la Faculté vétérinaire de l’Université de Gand. J. Dewulf fait autorité en matière d’antibiorésistance. Il est le fondateur et le président de l’AMCRA, le centre de connaissance sur l’emploi et la résistance aux antibiotiques chez les animaux.

Helena Brutsaert : « Cela fait de nombreuses années que nous collaborons avec le Professeur Dewulf. Il milite pour la réduction de l’usage des antibiotiques et l’approche préventive en élevage. Nous lui apportons notre soutien total et nous lui avons demandé de consigner ses connaissances et expertise dans un livre pratique, afin que nous puissions le diffuser à l’international, via nos clients. »

« La résistance aux antibiotiques est un grave problème mondial et elle est à la base de la recrudescence de maladies qui ne pourront plus être combattues, aussi bien chez l’humain que chez l’animal », ajoute Ronny Schelfhout, division manager Animal Health Care. « Le message que nous voulons faire passer à notre clientèle, c’est qu’il est clairement démontré que l’élevage peut parfaitement se concevoir avec moins d’antibiotiques, que les mesures pour y parvenir peuvent s’appliquer dans la pratique de façon simple, que le bien-être de l’animal et de l’humain sont parallèles, et enfin – le plus important – que le rendement économique peut même être augmenté. C’est une situation gagnant-gagnant pour l’élevage et pour la société dans son ensemble. »

Le livre peut être obtenu chez les distributeurs CID LINES.

CID LINES en bref

CID LINES est fondée en 1988 par le neveu, Koen, et l’oncle, Pierre Brutsaert. Pierre Brutsaert se retire du capital en 2010 et l’entreprise est reprise partiellement par un groupe d’investisseurs, Gilde Buy-Out Partners. Koen et Helena Brutsaert, fille de Pierre, restent actionnaires ; l’entreprise garde une structure familiale.

CID LINES a trois sites à Ypres : production, contrôle de qualité et centre logistique pour l’exportation outre-mer ; stockage et commandes pour les marchés européens ; services liés à la vente et laboratoire. Des plans sont en préparation pour une extension supplémentaire, de façon à poursuivre la croissance de la société.

Le groupe compte actuellement 240 employés.

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